19 mars, 2009

trois affaires liées

Classé dans : — foma @ 12:33

Trois affaires liées . 

Trois affaires d’après guerre .

En 1958/60, plusieurs affaires occupent la une de l’actualité et des Médias . Le marronnier de l’époque est les maisons closes et la question de leurs éventuelle réouvertures dans la foulée de la loi Marthe Richard .

L’actualité judiciaire du début de l’année 1960, est occupée par trois affaires , qui en fait sont liées et ont comme point commun pour les ballets rose et l’affaire lacaze , la pedocriminalité , pedophilie et trafic d’enfants , l’affaire de la belle Gabrielle en dehors des personnalités de Dany Nicole et Maïté relativement jeunes à l’époque des faits ( autours de 20 ans pour une majorité à 21 ans à l’époque. ) renvoie à la prostitution .Ces deux Jeunes femmes ont’ elles  réellement commencées cette activité en étant déjà majeures ?

-deux de ces trois affaires sont liées directement :

-l’Affaire dit des Ballets Roses :

Affaire dans laquelle Élisabeth Pinajeff est impliquée directement avec Andrée le Troquer et Pierre Sorlut. Cette affaire est évoquée sur ce blog , bien qu’il soit consacrée à Élisabeth Pinajeff et non à l’affaire en elle-même.

-L’affaire dit de la belle Gabrielle  :

Du nom d’une tenancière d’une maison close de la rue Laugier à Paris 17.

de son vrai nom Gabrielle Gaucher, résidant à quelques rues de l’établissement de la rue Laugier, rue Marcel-Renault .

cheval.jpg               detectivegabrielle.jpg

Gabrielle Gaucher, connue sous le nom de Mme  Bellerot dite la belle Gabrielle

 

 


 

procesgabrielle.jpg

Détective n°714 du 04/03/1960,page 3. la belle Gabrielle à son procès réconfortée par son avocat Maitre Floriot .

« Huit mois à la Petite Roquette .Le suicide de mon mari quatre jours après mon incarcération ……. . Et pourquoi ? Parce que je faisais ce que d’autres continuent à faire , en toute impunité. Pourquoi deux poids deux mesures ? Pourquoi s’est on acharné sur moi ? Pourquoi tolère-t-on les autres ? A la mondaine , j’étais connue , je pensais si peu être exposée à des ennuies , que lorsqu’une fille me raconta qu’on l’avait photographiée à la sortie de chez moi , je n’ai pas imaginée une seconde que cela pouvait être la police …tout se passaient discrètement ….on à parlé de 400 noms pourquoi pas 4000 ! ?

Détective n°714, page 3 , reportage de jean Nevers et photographie de Marcel Mousson.

L’affaire Lacaze :

Affaire débutant en 1934, par la rencontre entre un jeune architecte du nom de Jean Walter 1891/1957, architecte ayant débuté sa carrière en construisant des cité ouvrières pour le compte des établissements Japy  et  sorti de la première guerre mondiale comme attaché militaire de George Clemenceau , et d’un amateur et vendeur  d’art  du nom de Paul Guillaume,

en 1934, Paul Guillaume est souffrant , sa femme Domenica , Devient la maîtresse de Jean Walter .

Ce dernier ira  jusqu’à quitter sa femme et ces enfants pour emménager avec sa maîtresse et son mari mourant dans un appartement parisien d’un immeuble dont il est lui-même l’architecte .Jean Walter , se fera connaître comme architecte , spécialiste des hôpitaux Modernes . Il est à l’origine de la conception du nouvel hôpital Beaujon à Clichy .

En 1934, Paul Guillaume décède , laissant la question de la succession de sa collection d’oeuvres d’arts en suspend .

Paul Guillaume , avait avisé sa femme de ces dispositions :

-Une fondation serait héritière de la prestigieuse collection si Dominica n’avait pas d’enfant de lui , dans le cas contraire , elle en serait l’héritière .

Domenica qui se mariera en 1938  avec jean Walter , n’a pas d’enfant , elle simule alors une grossesse et intrigue pour obtenir  un certificat de grossesse, reste la question de l’enfant  et c’est  en  1934 qu’elle rencontre  la présidente d’une fondation pour l’adoption Française, visiblement mit en relation avec elle par jean Walter .Marcelle Riembault, cette dernière  lui procure un bébé dont la naissance sera déclarée a la mairie du XIV arrondissement sous le nom de Jean-Pierre Guillaume.—–source blog de M Jean Pierre Guillaume  , qui hélas n’est plus actif.

jean Walter est milliardaire, ayant découvert en 1925 un gisement  de Cuivre et de plond à Zellidja au Maroc. Il fait fructifier ces biens , et créé une fondation dans le but d’aider des jeunes ayant des projets afin de les aider dans leurs voyages et périples autour du Monde.

http://www.liberation.fr/culture/0109618352-domenica-dans-ses-basses-uvres

1942

 « on ne trouve plus à la tête des œuvres d’adoption privées que des Politiciens, des architectes, des chirurgiens, des avocats ou simplement des milliardaires, tous parents adoptifs. Ainsi Jean Walter fait-il parti en 1942 du Conseil de l’adoption Française où son épouse Domenica Lacaze a adopté Jean-Pierre Guillaume. La même année, Georges Pompidou adopte son fil unique Alain à la fondation d’Heucqueville* dont il est le trésorier. »

Né sous X, enquête sur l’abandon . Patricia Fagué Carno, 2004, pages 55.

* - La fondation  ’Heucqueville avait ces locaux en 1945 , dont une pouponnière au 81/88 boulevard de Montmorency après l’avoir ètè au 99, rue de Prony ( 1935), avant de s’établir en 1971 jusqu’à sa dissolution en 1979 au 18, rue des Bigots à Meudon**. En 1925 Arlette Simon maitresse et future épouse Stavisky, ancien mannequin Chanel,  après l’arrestation de son amant dans sa villa de  Marly —actuelle 6,  rue Madame— et alors qu’elle est enceinte de son fils , trouva refuge chez une amie , Véra Résanoff , au 57 boulevard de Montmorency ,avant d’accouchée à la clinique de la villa Moliere à Passy. Claude son fils, interné ,plusieurs années plus tard ,à l’asile Psychiatrique de Chezal-Benoit sous le nom de Claude Lion , constituant un dossier en vu de sa sortie . Aura tout les peines du monde à obtenir le lieux ou fut déclarée sa naissance ainsi que la date de celle-ci. C’est après une pression exercée par courrier par un praticien de l’asile sur sa mère qui vivait alors aux états unis qu’il obtiendra, après des premiers renseignements  avéré faux , le véritable lieux et date de la déclaration de naissance  …..la mairie du XVI ème arrondissement , rue de la pompe, déclaration faite par l’amie de sa mère véra Rosanoff . (sources, Né sous x, P Fagué, page 21, Stavisky était mon père, Claude Stavisky en collaboration avec Edouard Brasey. Edition n°1, 1995,  page 234-235. La mairie du XVI ème arrondissement se trouve à 600 mètres du 10 avenue Montespan , célèbre maison close des années 50-60.Enfin, le maréchal Joffre en 1924, habitait au 115, rue de la pompe. Il possédait à Louvecienne près de Marly, le Pavillon de la Chateignerai, Il y repose dans un Mausolé .   (Qui êtes-vous ?: Annuaire des contemporains; notices biographiques, Volume 3, 1924), page 404; louvecienne sur Wikipedia.

**- La rue des Bigots à Meudon et l’enfance orpheline ramène à la fondation de se qui sera la première paroisse Orthodoxe du « Meudonsk » de l’entre deux guerres.

Voir à ce sujet l’ouvrage de Marina Gorboff : La Russie Fantôme, l’émigration russe de 1920 à 1950, l’âge d’homme , Genêve 1995.

meudon001.jpg

Page 96, les autres paroisses……….pour la paroisse et la fondation de la première église orthodoxe à Meudon

Page 112 les internats…………………Pour les orphelinats éphémères ou non , de Saint-Germain,  Meudon, Viroflay, Chaville.

Page 114 passage sur les sokol ( Faucon ) et le mouvement des NIDS. A ne pas confondre avec l’association le nids dédiée à la réinsertion des prostituées et qui avait une antenne à Meudon dans un pavillon. Voir également les passages sur l’Ambassadeur Bogomolov, personnage commun au affaire Stavisky, Pinajeff et Letroquer,l’ Orchestre Rouge et Suzanne Spaack,Vichy et son administration ,et indirectement   »l’affaire Pinet »  ……….. Pourquoi , retrouvent ‘on, à nouveau  l’enfance orpheline et la prostitution ainsi mêlée  dans un rayonnement de politiques ?

 

 

 ******************
Référence Croisée …Synarchie….:

Le Cartel de L’ordre en  regard  de ce blog d’ Elisabeth Pinajeff et d’André Le Troquer.
-Un des attachés militaires de Georges Clèmenceau. durant la 1er guerre mondiale fut jean Walter , architecte des citées ouvrières des établissements  Japy et de l’hôpital Beaujon à Clichy .Source Jean Walter sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Walter

-Un des chauffeurs personnel du Général Joffre fut  Pierre Wertheimer Propriétaire de la Vaucressaunière, actuelle CRS 2 Vaucresson . Derrière l’empire Chanel , le temps des pionniers Bruno Abescat, Yves Starvrides l’express 15/07/2005.   http://elsassexpat.blogs.com/histoire_chanel.pdf

******************

Un Bébé , un héritage , un mari milliardaire. Bref Domenica Walter , a un avenir radieux devant elle  mais voilà qu’éclate en 1959, une sombre affaire de tentative de meurtres via un contrat  qui aurait ètè lancé par un ami de Domenica,  Le docteur Lacour.

Un ancien commandant de la résistance ex responsable d’un service action dépendant des Français libres à Londres,le commandant Rayon , accuse un médecin le docteur  Lacours de l’avoir approché et de lui avoir proposé de l’argent afin de recruter des hommes dans le but de tuer l’enfant donné par Marcelle Riembault , le jeune Jean-Pierre Guillaume .

Le procès aura lieu durant l’année 1960, le docteur Lacours contre attaque et porte plainte contre le commandant Rayon , il perdra le procès . C’est en 1994 que l’affaire Lacaze sera close via un point  de  jurisprudence concernant une plainte posé par jean Walter qui réclamait des dommages et intérêt suite à la préemption de l’état sur la vente de certaines des oeuvres d’arts de la collection Walter-Guillaume .

Les protagonistes :

-http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAF91030743

Le commandant Rayon :

-http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAF91030900

Le blog de l’enfant au centre de l’affaire , devenu adulte, Jean Pierre Guillaume :

-http://imerloup.club.fr/page08.html     (lien mort !, je le laisse pour témoignage)

Ces affaires , Lacaze et Belle Gabrielle , ont comme point commun , une des filles de la rue Laugier .

Maïte Goyenetch . Qui fut abordée dans la rue en sortant de son hôtel de la rue Galilée près de la place des états unis à Paris par un individus lui donnant l’adresse et le n° de téléphone de Jean Lacaze . l’individu en question est décrit dans la presse comme de petite taille ayant une cinquantaine d’années environ, le visage émacié, joue creuse, nez long et proéminent.La presse le présente comme un  détective  privé ou un inspecteur de la sûreté national et  ayant rendu service à la famille Walter-Lacaze dans ‘l’obtention de passeport et de carte d’identité.

Le juge d’instruction de l’affaire des ballets roses est Marcel Saccote , que l’on retrouve dans l’affaire de la rue Laugier , s’employant alors dans la presse à éclairer les lecteurs sur la prostitution , les maisons closes , leurs danger et le phénomène de la prostitution en général .

Il est à noter que le boulevard Pereire , fait la jonction entre la maison close du 10 bis, rue du Débarcadère ,,,, et celle de la rue Laugier , et que ces deux établissements fonctionnaient durant l’occupation  .Le 10 bis, rue du débarcadère est à la source d’une accusation grave porté par celui qui dans les années 70/80 sera à la tête de la CGT , Henri Krazucki , qui accusera la tenancière Katia Golfarb, dite la Rouquine, immigrée Polonaise , présente durant la guerre au sein de la M O I 1 ,   de l’avoir dénoncé à la gestapo , Henri Krasucki , sera déporté à 18 ans à Auschwitz  puis  Buchenwald.

Après guerre bon nombre de ces maisons closes , nous apprennent les deux auteurs dans leurs ouvrage « Porno-Business » Fayard , 1985, étaient surveillées étroitement , bref contrôlées par la Mondaine et des agents de la DST et du S D E C E.

On retrouve certain de ces lieux dans des films pornographique des années 1970.les années 70, marquent une libération sexuelles qui explique l’autorisation des films pornographiques en France . il marque également  dans la lignée des ouvrages d’un Morali-Danino une certaine complaisance à la limite de la récupération  frôlant  parfois la complicité.le cas de l’établissement « l’Auberge du roi René  » à Viroflay, actif dès 1934 est édifiant sur ce point .

Quelques films de cette èpoques :

-« Stèphanie recto-verso /French Love», de Mike Hunter avec Cathy Stewart, pour le quartier et le 10 bis rue du débarcadère.

-La Place du Général Catroux dans l’édition originale du Film «  Filles de Luxe «  de 1980  film de Michel Barny , toujours avec cathy Stewart , mais tournée fin des  années 70. ce dernier film à clairement ete amputés dans ces copies actuelles de certaines images représentant la Place Malsherbe /Catroux  .On retrouve La première image du Film dans le  documentaire , Dossier prostitution ,  de Jean claude Roy  . Dossier prostitution est un  film documentaire de 1969,  époque ou les films pornographiques sont interdits en France .Un certain nombre d’acteurs et d’actrices pornographiques Français des années 70/80 y figurent. Ces éléments font de ce film,   un document important de l’histoire de la pornographie cinématographique en France . Son scénario est basé sur plusieurs livres sur la prostitution des années 60/70, un passage du livre d’André Morali Daninos, alors un des responsables du S D E C E , y est lue en voix off sans pour autant que l’auteur et l’ouvrage n’y soit cité .voir a ce propos   Sexe et services secret   page 44, du livre «  Porno Business « et «  La Piscine «  , R kauffer et P Kopf le Seuil , 1985 page 68 pour l’organigramme du S D E C E  de l’époque et la position qui y est occupée par  André morali-danino.2

1) Porno Business ,R Faligot, R Kauffer, Fayard 1987 page 47,

2)On trouve également un  passage sur l’affaire du colonel Passy  , page 38 à 40.

Courte présentation des lieux

La zone géographie mêlant ces trois affaires couvre les quartiers , Levallois Champeret

Courcelle ,Villier, Monceau , Batignol les epinettes  et Cardinet st Lazard .

Le Siège de Beauté Magazine migre de la rue Berger dans le 17 ème arrondissement à Levallois Perret au 39bis rue Anatole France , cette rue avait pour nom en 1925, Rue de Cormeille .

C’est une rue au fort passé qui travers levallois perret pour rejoindre la seine non loin du pont de Levallois. Côté Paris elle donne via la rue du caporal Peugeot  porte de Champerret  ou elle  rayonne ensuite via l’avenue de Villier sur la place du général Catroux , la place du Maréchal Juin ( ancienne place Pereire ) place sur laquelle donne la rue Ampere, haut lieu de la Cagoule durant l’entre deux guerre des sympathisants y occupant trois adresses.

La rue Anatole France donne également sur la rue Laugier qui elle,  traverse le boulevard Perreire reliant la porte Maillot à la place du maréchal juin .

axe.jpg

Carte datant de 1910 de l’axe de la rue de Cormeille à la rue Laugier, actuelle rue Anatole France , la rue Laugier permet de rayonner vers la porte maillot et la rue du Débarcadère d’un côte et la place pereire d’un autre , actuelle place du maréchal juin , place sur laquelle donne la rue Ampere, l’avenue de villier donne sur la place du général Catroux, ancienne place Malsherbes . A noter que le siège d’une oeuvre protestante d’adoption « la maison des enfants »était située au 31, rue de Cormeille dès 1882, la section fille de cette oeuvre était également au 31, le section garçon créée en 1910 était au 8 bis rue des Arts .La rue Anatole France constitue l’axe  idéale pour contrôler et observer les maisons closes des  10 bis rue du débarcadère et de la rue Laugier. en 1926, suite à la restructuration de la zone liée à la destruction des fortifications , l’axe fut remanié par la création de la rue du Caporal Peugeot.

placemalsherbes.jpg  

 Carte datant de 1910, de la place Malsherbes, actuelle place du Général Catroux.

Quel est le lien entre la cagoule , les services secrets et le pouvoir gaulliste issue de la libération

Il y à t’il un rapport  entre Elisabeth Pinajeff  et ce lien ?

On sait déjà , qu’André Le Troquer   Officiellement rencontre Elisabeth Pinajeff et partage sa vie vers 1950. soit dans les mois qui suivent l’affaire des Généraux ( Revers et Mast), sur fond de conflit indochinois) et que le lien entre ces trois hommes est un certain Roger Peyré, collaborateur proche de la milice durant l’occupation , recupéré par les services secrets Français  à la libération et demeurant en 1949/50 rue de Prony , rue allant de la  place du maréchal Juin au parc Monceau.

La rue Anatole France à Levallois Perret .

Pour comprendre ce lien il faut évoquer l’histoire de la rue Anatole France et de Levallois Perret

Le lien peu ce résumer en un seul mot Synarchie .

Suite sur la page : «   Synarchie « . 

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