10 avril, 2011

première consolidation

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Consolidation

 

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http://www.fireballs-land.de/apboard/thread.php?id=3473

Cette image des studios cinématographieques de la république de Weimar n’est peut être pas , celle d’Elisabeth Pinajeff , bien qu’il y a une certaine ressemblance , mais elle illustre parfaitement le propos de cette page.

 

Villemoisson sur Orge ?

Elisabeth Pinajeff…. Fille et arrière petite fille de bon-cousin Carbonaro  ?

 

 

En 1995, Elisabeth Pinajeff rencontre des problèmes  physiques,  dus a son grand âge. Usée à 95 ans  elle vie  à Vaucresson dans sa maisonnette de l’allée saint Gilles ou elle est  accompagnée par  son neveu Serge. D’après un de ses voisins  , souffrante elle fut conduite  à l’hôpital . En fait elle partit pour traitement de santé à Villemoisson sur Orge à 25 km  de Vaucresson .Mais pourquoi faire voyager sur 25 km une vielle dame de 95 ans usée , malade et très fatiguée et ce  , alors qu’ hôpitaux et cliniques sont légion dans cette banlieue ouest de Paris , bourgeoise et  résidentielle  , le nid du Butard , maison de retraite médicalisée est à quelques centaines de mètres à peine de l’allée saint Gilles. Les hôpitaux de Marne la coquette, Garge,et Rueil-Malmaison  sont dans un rayon de 5 à 10 km environ et donc bien plus prés de Villemoisson sur Orges . La proximité du cimetière Russe à 5 km de Villemoisson  pourrait’il expliquer cela ?.  Vaucresson comprend une paroisse orthodoxe, de plus la mère d’ Elisabeth est inhumée  à Vaucresson et Elisabeth l’y rejoindra à son décès. Pourquoi alors avoir prit le risque d’infliger un tel transfère  sur 25km à une vielle dame fragile et souffrante ? Elisabeth devait décéder à l’Hôpital  dans les conditions relatées par son petit neveu, voir le commentaire en page titre de ce blog.

 

Un des éléments sûrs concernant la décision de ce voyage est le lien historique , visible, entre les villes de Villemoisson-sur-Orge , Sainte Geneviève des bois, qui la touche et abrite le cimetière Russe  , et la Russie , C’est d’autant plus vrais lorsqu’on s’intéresse à la famille Bertier de Sauvigny et un de ces biographes  Paul Ardascheff. Mais de quelle Russie exactement ?.Il est claire qu’il s’agit bien plus de la Russie de la période couvrant les règne de Catherine II, Paul 1er, Alexandre et Nicolas 1er , que celle de Trosky, Lénine et  Staline . Catherine  II et Paul 1er ; accueillir , les restes de l’armée de condé, et la noblesse immigrés dans les années de la révolutions et entretinrent  des relations politiques avec la contre-révolution et les princes de France également  sous l’empire et la restauration  , Alexandre et Nicolas 1er profiterons avec la France des liens établis à cette occasion,  . La création du cimetière russe a Sainte Geneviève des bois en février 1879 n’est certainement pas un hasard non plus .Le choix pour une partie des russes blancs, dès les troubles de 1905 et après la révolution de 1917, de s’établir en France non plus.

 

  Saint Geneviève des bois et Villemoisson sur Orge

 

Avec  Sainte Geneviève des bois et Villemoisson sur Orge . Le  lien est bien plus évident et direct puisqu’il s’agit de territoires d’une même seigneurie , celle des Bertier de Sauvigny.Seigneurie au limites d’Epinay sur Orge et de Morsang sur Orge , dans la vallée de l’Orge à 30 km au sud de Paris.

Les bertier de Sauvigny , par l’un de ses plus illustres membres, Louis-Benigne de Bertier de Sauvigny et certains de ces descendants ,  ont etablis des liens professionnels , puis familliaux avec des familles du sensois et du tonnerrois , dont la famille Regnault de Beaucaron et Roze , dont une des branches alliées , apportera un soutien déterminant à Elisabeth lors de son installation en France, vers 1932, Voir la page de ce blog « 1932″.

 

Cette Seigneurie fut d’abord sous l’ancien régime, propriété d’un conseiller au Parlement du nom de Boyer , elle passe ensuite au mains de la famille de Noailles, puis dans celles du president Amelot de Gournay , puis en 1742 à Pierre Durey D’harnoucourt , dont le gendre , Louis Benigne de Bertier de Sauvigny *, en devient propriétaire suite au partage issu de l’héritage .

*-la tradition familiale , montre que seul le fils ainée de la branche des Bertier  portait le titre de Sauvigny . Après 1870, il fut decidé , avec authentification par décision de justice , que tous les Bertiers,descendant de louis Benigne  ajouteraient le Toponyme de Sauvigny à leur nom .

 

Après la révolution ,le général  Anne-Pierre de Bertier  devient un des derniers de Bertier, propriétaires  de la seigneurie  vers 1826. C’est en 1922, que le dernier membre de la famille , Marie-René-jean, sénateur de la Moselle vends ce qui reste du domaine seigneurial  à un promoteur immobilier .

 

 

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Villemoisson sur Orge  et   Sainte Geneviève des Bois ( XVII et XVIII  siècle)

 

 Source :http://audigie.claude.pagesperso-orange.fr/SGB.htm

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Epinay Sur Orge

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Epinay sur orgs. Domaine de la Gilcquinière vers 1845

Source : http://www.perrayvaucluse.fr/etablissement/gps-perray-vaucluse-hier/de-la-gilquiniere-a-lasile-de-vaucluse-132.html

Epinay sur Orge est une ville de la Banlieue parisienne située dans la vallée de l’Orge, jouxtant  les villes de Savigny sur Orge , Villemoisson sur Orge , Ballinvillier, Villiers sur Orge.Cette ville abritait au début du 19 siècle un domaine dit domaine de la Gilcquiniere ou sera bâti l’un des plus vastes complexe psychiatrique de France , véritable modèle en la matière . Ce domaine de la Gilcquiniere à un passé suffisamment riche au regard de ce blog pour que son histoire soit cité. C’est là un endroit ou fut organisé une colonie au sain de l’asile de Vaucluse , avec ferme,moulin, école, réfectoire, infirmerie. Le but est une autonomie de fonctionnement et une humanisation des conditions d’internements, avec comme conséquence de maintenir  les internées, isolés  du monde .

Le nom de Vaucluse est due à  une histoire qui remonte à l’époque de , Monsieur , frère du roi .compte de provence et futur louis XVIII  Son histoire est également liée à celle de la compagnie des Indes par un des derniers propriétaires de la Gilcquinière, Rieu le cadet , célèbre mississipien .

vaucluse3528338pixels.jpg L’asile de Vaucluse :http://jacques.peyrafitte.pagesperso-orange.fr/vaucluse.htm

 

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Plus d’images sur l’asile de Vaucluse sur le site de la Bium, effectuer une recherche  par l’entrée :  Asile de Vaucluse et Colonie de Vaucluse.

 

« Mississipien », renvoie içi à une des premières sociétés à avoir été côtée à la Bourse de Paris, alors rassemblement de négociant rue Quincampoix  , et qui en 1717, passa sous la direction du financier John Law qui la reprend aux financier Antoine Crozat,* La Mississipi Company fondée en 1684 sous le règne en France de Louis XIV , qui devint La société d’occident ou société du Mississipi. Société de commerce, pour les Antilles et l’Amérique du Nord.**

En 1719 John Law acquière , la Compagnie des Indes Orientales, la Compagnie de Chine, et d’autres sociétés, et les fusionne sous la structure de la compagnie des Indes

*-Antoine Crozat, marquis du Chatel (Toulouse, vers 1655 — Paris, 7 juin 1738) fut l’acteur français le plus important de la traite négrière, le premier propriétaire de la Louisiane et la première fortune de France à la fin du règne de Louis XIV. Il fut le « plus riche homme de Paris », selon Saint-Simon. Source Wikipedia

**- John Law, obtient le 23 août 1717 la rétrocession des privilèges de la Compagnie de Louisiane et de la ferme du tabac pour créer son système dit De Law, destiné à convertir l’énorme dette du royaume en actions de la Compagnie d’Occident qui devient Compagnie du Mississipi, au capital de 100 millions de livres, réparti en 200 000 actions payables en emprunts d’État. Law rachète aussi de force la ferme des impôts indirects aux frères Pâris. Par la suite  la France perd la Louisiane à l’issue de la guerre de sept ans en 1764. mais garde Saint Domingue. Source Wikipedia

John Law,installé en France à Saint Germain, est de confession anglican . Ce qui bloque quelque peu les projets de John.Le couple très lié à Mme de Férriol , fille de Marguerite de Tencin ,est approcher parle frère de Mme de Tencin , abbé vicaire général du diocès de Sens, et futur cardinal , et une cérémonie d’abjuration se déroule le 17 septembre 1719 à Melun , enfin le 11 novembre 1719 John Law communie à Saint Roch . Sa femme , elle n’abjurat pas . En 1720 John Law catholique et Français est nommé contrôleur général des finances.Source : Duc de Castrie, la scandaleuse madame de Tencin , Perrin, page 99.

 

 

La Compagnie des Indes dans ce blog

 

L’étude de cette compagnie dans cette saga que trace ce blog consacré à Elisabeth Pinajeff dessine une suite d’actions et de Dynamique qui prend sa source dans l’ Auvergne du XVIII siècle , se determine avec le système de Law et le club de Massiac sur fond de guerre de sept Ans. Se poursuit avec Napoléons Bonaparte , la création de la banque de France (1809) , le poids préponderant des assignats donnant naissance aux papier monnaie ( a partir de 1789)  et la refonte de l’ordre économique de l’époque avec entre autre , la casse des ordres religieux militaires, Malte (1798) et Teutonnique (1809)*,  controlant alors le commerce du ponnant et de l’orient. Ce dernier point fut renforcé également par la fin de la république de Venise (1798) , puis par la vente de la Louisianne au tout jeune états-Unis …..toujours pars ce même Napoléon.

*-Les deux ordres chevaleresques cessant d’être des ordres militaires avec une influence sur les routes commerciales pour devenir et redevenir des ordres religieux et purement hospitaliers.

L’impression générale est un façonnage mondiale par des groupes d’intérêts importants au noms différents mais d’un même modèle ( pour l’europe). dont les actions modelèrent l’économie du monde  et déterminèrent son orientation libérale.

 

La compagnie des Inde en France, avec ces liens évidents comme ont peu le voir à épinay sur Orge  vas installer et asseoire une vision de ce que doit être le contrôle de l’individu et initier le système dans lequel Elisabet Pinajeff comme Marguerite Jappy-Stenheil avant elle, va participer. Ces éléments apparaissent dès la fin de l’ancien régime…*

*-ce qui explique la position de Robespierre sur l’esclavage et la propriété lors d’une réponse qu’il fit lors d’un débat à l’assemblée  constituante  ou il se déclarat contre la propriété , les transporteurs étant à cette époque ,propriétaire du fret , le temps du transport des marchandise ,que leur confiaient marchands et négociants . A noter aussi que pour recruter pour ces colonies , sous la régence du duc d’Orléans ,  l’administration royale avait tendance à ramasser , prostituées , mendiants et déclassés divers afin de les envoyer dans les iles , en les « confiant » ainsi à la compagnie.

 

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La place des Victoires à la fin de l’ancien régime, l’hôtel de la marquise de Massiac est au n° 5 de la place sur ce plan de la censive de l’archevéché de Paris.

« Le marquis de Massiac à offert à la société naissante un appartement dans son hôtel de la place des Victoires. Son nom est ainsi lié à celui du club Massiac ».

Les Colons de Saint-Domingues et la révolution.Essai sur  le club Massiac (août 1789-août 1792).Gabriel Debien, Colin.1953. page 91 lien

Massiac est le nom d’un ville située en Auvergne qui dependait des seigneurs d’Espinchal. le maire à la restauration fut le comte josephe d’Espinchal jusqu’en 1827, date de son décès. Voir la page de ce blog « Autour de l’impasse Ronsin ».

 

 

comtedespinchalportrait.jpg  Le comte d’Espinchal d’après un portrait de Quenedey.

 

Les Bertier , dans le cadre de la généralité de Paris et de son éléction de Tonnerre avait des relations avec les familles Barry, Feuillebois de L’isle, toute deux parentes des familles Roze et Regnault de Beaucaron .

La seconde épouses d’Isidor Roze était née à la Réunion, alors étape de la compagnie des Indes .

L’iles sous l’ancien régime dénomé Iles Bourbon avait eue pour Gouverneur le chevalier Azema nommé par Louis XV en novembre 1734. Premier conseiller au conseil supérieur avant de devenir Directeur Général de la compagnie des Indes et donc enfin Gouverneur des Iles de France et de Bourbon*, (Mai et Octobre 1745 ), deux Iles de l’archipel des Mascareigne avec l’Iles Rodrigue. En 1766 la compagnie des Indes propriétaire de l’archipel la rétrocèdera ( suite accord financier) au roi de France .

*-Actuelles Iles Maurice et Ile de la réunion

 

Jean-Baptiste Azéma, commandant la paroisse de saint-Denis, descendant du chevalier Azema décédé en novembre 1745 , se maria et eu trois filles dont une , Constance Azema du Tilleul se maria avec un émmigré, à la famille originaire de Franche-comté, chassé par la révolution H G Augustin (II) Grangier de Gondenans, dont la fille devint la seconde épouse d’Isidor Roze.

Durant l’assemblée constituante mai 1789, un lobby coloniale s’était constitué et avait même prit la tête de l’assemblée constituant par les frères lameth et  Barnave , *. Barnave pour la petite histoire fut arrêté puis incarcéré avec un membre de la famille Roze .

*-Arrivé à Paris comme député du Dauphiné, Barnave avait été reçu par ses amis Lameth et logeait chez eux. Les frères Lameth, dont Alexandre et Charles étaient députés à l’Assemblée, étaient aussi membres du club Massiac, où se réunissaient les colons, de la Société des Amis des Noirs et du club des Jacobins qu’ils peuplaient de leurs amis esclavagistes et ségrégationnistes. Notons encore que le président de l’assemblée générale de Saint-Domingue, élu en mars 1790, n’était autre que Bacon de la Chevalerie, un oncle de Barnave.

Source : http://revolution-francaise.net/2006/04/11/32-1793-94-la-revolution-abolit-l-esclavage-1802-bonaparte-retablit-l-esclavage

 

Pour un historique et une iconographie voir les liens suivants :-http://www2.biusante.parisdescartes.fr/img/index.las
-http://www.perrayvaucluse.fr/etablissement/gps-perray-vaucluse-hier/de-la-gilquiniere-a-lasile-de-vaucluse-132.html

 

Parmi les familles alliées des Roze, on trouve les Régnault de Beaucaron , dont un des membres fut Charles Edmont Regnault de Beaucaron 1860-1944, Historien et Mémorialiste de la famille, à qui on doit une somme considérable d’informations sur sa famille et ses familles alliées.Son grand père était Isidor Roze .

De 1665 à 1671,le gouverneur de la Réunion  fut Etienne Regnault , fondateur de Saint Denis de la Réunion . Enfin , parmi les familles alliées des Bertiers de Sauvigny , on trouve la famille de Saint-Priest. Famille noble qui compta plusieurs Diplômates* , et un directeur vers  1748  de la Compagnie des Indes , Jean-Emanuel Guignard de Saint-Priest. Jean Emanuel conseiller au parlement de Grenoble en 1734 ,( il est alors âgé d’une vingtaine d’année) . Monté à Paris, il devient  président du grand Conseil . résolvant avec succés un important problème avec la compagnie des Indes , le roi le nomme directeur de la compagnie dont les bureaux se trouvaient  près  de la place Vendôme. Emanuel de Saint-Priest , choisit comme secrétaire  Noel Daru 1729-1804 , 21 ans .En  1750 Saint-Priest est nommé Intendant du Languedoc , Noel Daru , devient son premier secrètaire et s’installe à Montpellier. En 1783 Noel Daru deviendra intendant militaire , son fils sera Pierre Daru, Ordonnateur des Guerres en 1789. incarcéré puis libéré il deviendra Commissaire général de la Grande Armée, chargé de son intendance et de son approvisionnement . Il achetera , l’hôtel Gabriel ou s’installera un siècle plus tard Alexandre de Saint Yves d’Alveydre, voir à ce sujet la page de ce blog , Synarchie.

*-François Emmanuel Guignard de Saint-Priest, Diplomate . Un des 7 fils de jean-emmanuel , sera major général de l’armée Russe sous Alexandre 1er à l’époque des guerres Napoléoniennes . Un autre Gouverneur civil d’Odessa et l’époux de la princesse Sophie Galitzine . La famille Galitzine est  alliée aux Bertier de Sauvigny.

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Fart-part de décès de Mme La Princesse Marie Galitzin , Comtesse de Bertier et de la comtesse Alphonse de Bertier de Sauvigny . Ces documents datent de 1890-1891, Nous sommes alors dans les échanges diplomatiques entre la France et la Russie , échange devant aboutirent à l’alliance  Franco-Russe de 1892-1917.

j’ai préféré rendre illisible les patronymes sans rapport directe avec le contenu de ce blog et ai laissé pour des raisons similaires, les patronymes à consonances slaves.

En aucun cas mon but dans ce blog est de fustiger tel ou tel familles ou patronyme. Force est de convenir que les individus cités dans ce blog et ce billet sont par leur parcours respectif et parfois croisés ,  devenus des témoins et des protagonistes de faits historiques .Leurs noms apparaissent dans ce cadre très précis ,sans conclusion aucunes , quant à leur patronyme et à ceux qui les portent aujourd’hui. 

Ce blog est consacré à la personne d’ Elisabeth Pinajeff .

 

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Les  de Bertier de Sauvigny seigneurs de Sainte Geneviève des bois

 

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Louis-Jean de Bertier de Sauvigny, père de Louis-Benigne.

Source :http://audigie.claude.pagesperso-orange.fr/SGB.htm

 

 

Louis-Benigne De Bertier de Sauvigny 

Paris 23 mai 1737-Paris -22 juillet 1789, massacré après son beau-père,  place de l’hôtel de Ville de Paris.

 

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Peinture  par Polin-Guérin, d’après un portrait d’Antoine Vestier.

 

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Source : http://www.diagnopsy.com/Revolution/Rev_010.htm 

Massacre de Benigne de Bertier et de son beaux père ex-intendant des finances, Foullon de Doué.

Ce massacre par la foule , aurait eue pour raison la conduite financière de Foullon et des propos dédaigneux sur le peuple lors d’une famine. Pour Benigne de Bertier , des détournements de grains,. Bref des accusations d’affameur.  en fait il semble que les deux parents aient été victime d’une manipulation du clan de Philippe d’Orléans, Batard de Louis XIV, futur philippe Égalité.*

*-L’ouvrage Souvenir d’un conspirateur , de Ferdinand de Bertier, paru chez Tallandier en 1990, et préfacer par un des descendants, Guillaume de Bertier de Sauvigny, donne des exemples des rapports tendus existant entre Necker et L’intendant de la généralité de paris , Louis Benigne  avertit à plusieurs reprises Necker du danger des positions résultantes des demandes de ces services quant à l’approvisionnement en vivre de paris et de son agglomération .Passage des lettres cités en page 334 335 de l’ouvrage Souvenir inédit ….Tallandier,1990.

Ce massacre va déterminer la conduite des enfants dont les fils de Benigne de Bertier , Louis-Benigne et son cadet Anne-Ferdinand-Louis dit Ferdinand  .


 

Les Bertier de Sauvigny

 

Les Bertier sont originaire de Bourgogne , de Massigny -sous-Vitteaux, arrondissement de Saumure en Auxois.

Sauvigny , toponyme attaché au nom des Bertier correspond à Sauvigny les Bois , fief de la famille Bertier dans le canton d’Avallon

Leur ancêtre est Thomas dit Thomas I Bertier, issue d’une famille de paysans (fin XVIe  début XVIIe ).

Ce thomas eu un fils dit Thomas II Bertier ( ? ->1670)
qui aidé entre autre par  le trésorier des Etats de Bourgognes,  devint conseillé au parlement de Dijon et put ainsi acquérir la noblesse*

*Le cadastre de bertier de Sauvigny ,1986, citant les propos de 1909 de Paul Ardascheff, alors professeur d’histoire moderne à l’université Impérial de Kiev.

Claude Benigne  (?-1682), Il épouse en 1672, Louis Marie de Machault fille d’un conseiller au parlement de Paris.

Louis-Benigne de Bertier de Sauvigny, (1676-1745) , dit Louis benigne I,  fils du précédent,.Conseiller du roi au parlement (1699), gentilshommes de la Vénerie du duc d’Orléans en 1707 puis, président de la cinquième chambre des enquêtes en 1713. Il épouse en 1708 Jeanne Orry , fille du chargé des finances du roi Philippe V d’Espagne et sœur de Philibert ( philippe) Orry  futur contrôleur général des Finances

Louis-Jean de Bertier de Sauvigny , (1709-1788) . Fils du précédent .Avocat au parlement en 1729, maître des requêtes en 1733, président du grand Conseil Intendant des généralité de Moulin en 1738, Grenoble en 1740 et Paris en 1744 — il a alors 35 ans–  il occupera sa fonction à la généralité de Paris jusqu’en 1776, premier président du parlement de Paris en 1771. Conseiller au Conseil des Dépêches * Il épouse en 1736  Louis-Bernarde, la fille d’un receveur général des finances de Franche-Comté, devenu en 1745, fermier général , Durey d’Harnoncourt .Cette union fait entrer dans la famille Bertier les châteaux et Fief de Saint Geneviève des bois et autre lieux  en Essonne .

*-Conseil composé de 53 membres , dont un premier président et  4 présidents .Ce conseil est chargé de juger les affaires pour lesquelles les parlements auraient manqué d’impartialité. (Le cadastre…page 12)

**-conseille créé en 1630 , chargé de l’administration intérieur du Royaume , affaire judiciaire, ecclésiastique, des municipalités, des pays d’états , des travaux publics……

Louis-Benigne de Bertier de Sauvigny , (1737-1789), fils du précédent dit Louis Benigne II dont le portrait est en exergue ci-dessus. Adjoint de son père alors intendant de la généralité de paris en 1768 il lui succède dans cette fonction en 1776 et cela jusqu’à, sa mort en 1789. 1791 verra la fin des charges et des généralités sur décision du gouvernement révolutionnaire.Il épouse en 1764 Marie Joseph foulon de Doué (?-1786), fille de Joseph Foullon, Baron de Doué, intendant des Finances, ancien intendant  des guerres en 1759 poste spècialement créé pour lui, Intendant général de la marine de 1761 à 1770 et enfin intendant ses finances ( charge créée, là aussi en sa faveur.) qui lui donne  acces  au conseil d’etat .Louis Benigne sera massacré avec son beau-père , en 1789 place de l’hôtel de ville de Paris dans des circonstances particulièrements atroce.

L’intendant Bertier de Sauvigny , eu 10 enfants  :

-Anne-Louise (1765-1793) mariée au conte de la Bourbonnaye-Blossac.

-Bernarde-Françoise (1767-1817) , mariée au vicomte de Mory

-Antoine-Louis Josephe (1768-1837) sans alliance

-Anne-Pierre( 1770-1848), vicomte de Bertier,  maréchal de camp, député de Seine et Oise, lieutenant général; il épousera une descendante de Nicolas Fouquet, Marie-Renée-Louise de Fouquet qui décédera en 1845)

-Antoinette-Bernarde(1772-?), marié au vicomte Louis-Joseph de Pardieu

-Angelique-Elisabeth (1774-1784)

-Benigne-Louis (1777-1814), Conspirateur ou  résistant Royaliste selon,  dès 1795.

-Anne-Isabelle (1780-1781)

-Anne-Ferdinand (1782-1864), député de la Seine, conseiller d’État , ministre d’Etat  en 1830. Conspirateur (ou Résistant Royaliste, selon)  dès 1793, dans l’ombre de son frère Bénigne Louis. Se maria en août 1798 avec Marie-Louise de Bonnaire de Forges fille d’un intendant des domaines du Roi et des eaux et forêt guillotiné avec sa mère, sa sœur, et son oncle . Ferdinand est reçut au nombre des membres de la congrégation pour la propagation de la foie en 1809 et cela par Mathieu de Montmorency-Laval et après une période probatoire de 2 années .Il est l’un des créateurs et  responsable des chevaliers de la foie*.

*-Le comte Ferdinand de Bertier ( 1777-1864) et l’énigme de la congrégation,G Bertier de Sauvigny . les presses continentales, paris, 1948

-Blanche-Louise (1777-1843) mariée au comte de Solage

 

La généralité de Paris 

 

Une généralité est sous l’ancien régime jusqu’en 1789 le nom d’une certaine division du royaume de France, établie pour faciliter la levée des impôts et de tout ce qui avait rapport aux finances. Chaque généralité était subdivisée en élections, et avait un tribunal dit bureau des finances. Source , le Littré.

A la tête de chaque Élection il y avait un Subdélégué de la généralité.

Les bureaux de la généralité de Paris était également ceux de l’intendant , qui parfois y logeait.

La famille Bertier de Sauvigny à l’époque de Louis Bénigne , dont le portrait est en exergue , se partage entre leur logement de la rue de Vendôme et leur château de Saint-Geneviève des bois .

En 1784, le Roi décide d’acheter l’hôtel des Bertier de la rue Vendôme. « Pour servir à l’avenir tant au logement du dit sieur intendant de la généralité de Paris et à ses successeurs en la même place qu’à l’établissement du bureau du département ».

La vente s’effectue  pour un montant de 400 000 livres , il y aura plusieurs versements échelonnés de six mois en six mois à compter du 1 janvier 1785 ( le cadastre de ….p 17) L’hôtel se repartit sur 630m2 de bureaux .Outre l’hôtel des Bertier , il y à en location un immeuble voisin dit « petit hôtel » L’administration de la généralité s’organise sur trois grands départements :Justice-Police et Finance. En 1786 Pinon est à la tête de la Justice, Le Monnier à la Police et Lefèbvre pour la Finance . Les départements sont organisés en Bureau avec à sa tête un chef de Bureaux . Il y à un premier secrétaire  et le personnel travaillant rue de Vendôme est estimé à 65 . Les garçons de Bureaux sont nourris, logés et habillés à la livrée de Bertier .

A cela s’ajoute l’administration intendante sur le terrain de chaque élection .

A Tonnerre le Subdélégué Barry ,  à comme Adjoint son beau fils Feuillebois de L’Isle  tous deux parents des Regnault de Beaucaron et des Roze. Il y à une correspondance régulière entre les représentants des intendances avec l’Intendant  de la généralité  . Cette correspondance confidentielle concerne et renseigne sur le fonctionnement de la justice et de la maréchaussée, l’état d’esprit de la population des villes et des campagnes ainsi que sur les événements particuliers  touchant l’élection. Soit 34 Subdélégués,1 par élection et 12 autres siégeant dans diverses villes . Le subdélégué ,  perçoit des gratifications de l’Intendant et non des appointements. Soit 300 livres par ans , le rôle essentiel du subdélégué est d’assurer les subsistances .

Il ne reste rien du logements parisien , dont l’emplacement correspond au 11 rue Béranger (3e) et qui est occupé par un bâtiment moderne après la destruction du bâtiment fortement délabré .Détruit en 1950 Un garage y fut un temps avant de laisser place à un immeuble moderne.

De la demeure parisienne et du  château de Sainte Geneviève des bois  il ne reste que le grand escalier de l’hôtel des Bertier de la rue vendôme aujourd’hui remonté au château de la Grange en Moselle  et des tapisseries visibles au musé d’art de Cincinatti aux états unis dans l’Ohio.Une de ces tapisseries de la manufacture royale de Beauvais , offertes par Louis XVI à l’intendant Bertier ,représente l’intendant, son épouse , son père , et ses enfants.Ce point est intéressant à plusieurs titres : -Quelques heures avant le massacre de Josephe Foullon de Doué arrêter en même temps que son gendre mais conduit plus tôt à Paris. Alerté  Lafayette et Bailly respectivement Chef de la garde nationale et maire de Paris , comprenant les risques encourue envoient une députation et une forte escorte . Mais celle ci débordé par la foule, ne peut empêcher le massacre de louis-Benigne  . Lafayette , fut membre des Cincinati de France , tout comme Le marquis de Chastellux , demeurant en son château de Chastellux sur Cure dans l’Yonnes  à 13km d’Avalon.Ou encore l’Amiral Jean Gaspard de Vence qui vivait au château de Vaulichere à 3 km de Tonnerre toujours dans l’Yonne.La bourgogne , au vue des informations présentes montre sur les dernières décennies de l’ancien régime une forte implantation de riches familles de l’aristocratie financière du royaume , outre les intendants  Berthier de Sauvigny et leur Subdélégué à l’élection de Tonnerre , Berry et  Feuillebois De L’iles , aïeux des Regnault de Beaucaron, et des Roze , on note également :Comme intendant d’origine Bourguignonne :

-Jullien à Alençon -Perrin de Cypierre à Orléans-Thiroux de Crosne,

-à Rouen Enfin Charles Gravier de Vergennes , qui fut Le ministre des affaire étrangère de Louis XVI était également d’origine Bourguignonne. La bourgogne à toujours eu de forts liens avec les terres et possessions du saint empire Germanique….De quoi , au vue de ces derniers éléments soutenir une logique du parti de l’étranger en vogue du reste durant les première années de la révolution .Dijon était la capital du duché de bourgogne au XIVe et XV e siècles. Duché associé nous dit Wikipedia  au comté de Bourgogne (comprenant  l’actuelle  Franche-comté ) , partie du Saint-Empire romain germanique.voir la ville de la Rothière près de la Giberie  et son histoire .

 

Ferdinand de Bertier 1782-1864

Source : Souvenir inédit d’un conspirateur …Guillaume de Bertier de Sauvigny , Tallandier,1990

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Anne-Ferdinand-Louis de Bertier, dit Ferdinand ,  en 1809,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_de_Bertier_de_Sauvigny

Ferdinand sur les traces de et son frère aîné,  Benigne louis ,va  être un  résistants et conspirateur royaliste parmi les plus efficaces et importants des premières années de la révolution puis de la restauration.Ferdinand par son parcours et son action dans  l’agitation Royaliste puis dans  les sociètès secrètes de la restauration croise des membres de familles au patronyme présent dans le soutien que reçut Elisabeth lors de son installation en France notamment lorsqu’il s’est agit pour elle de débuter une carrière de modèle, c’est notamment le cas du  patronyme Roze des Ordon et  Roze.

Ferdinand de Bertier, son Frere et son beaufrere , sont également ,par leurs liens  familliaux  tissés avec les familles de Noailles , de la Pomemeray, Montmorency-Laval, Remusat , des personnages clés pour comprendre à quelle clique s’etait associé Elisabeth ….1 siècle plus tard !

Né en 1789,fortement marqué par la disparition tragique de son pere et les circonstance de sa mort . Il restera marqué par un profond mépris pour la maison d’ Orléans.

Ultra Royaliste il se met à comploter sous l’empire avec pour objectif la restauration de la dynastie royal légitime au pouvoir.
C’est l’action séditieuse et cachée de groupes monarchistes qui permettra le retour des Bourbons aux pouvoir en la personne de Louis XVIII. Apparaissent alors des sociétés secrètes royalistes comme la Société des amis de l’ordre, connue également sous le nom d’institut  Philanthropique créée en 1796 , constituée sur le modèle de la Franc-maçonnerie et financée par l’Angleterre. Mais la plus importante d’entre elle et la plus efficace fut celle des Chevaliers de la foie.

Ferdinand de Bertier , crée les chevaliers de la foie en 1810.

 

 

 

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La restauration , Ultras et Libéraux

«Le sang a coulé direz vous et voilà notre éternel grief contre les Montagnards. Ici encore je pourrais vous battre avec vos propres armes, je pourrais vous dire : Ne vous rappelez vous donc plus les sanglantes proscriptions de 94 et 95 , cette réaction sans exemple dans les fastes du monde tant elle fut atroce ? Ne vous rappelez vous plus ces échafauds dressés en permanence d’un bout de la France à l’autre après le 9 thermidor ? Et je pourrais ajouter 1815 est il donc sorti de voire mémoire ? 1815 où les meurtres juridiques et les égorgements à domicile moissonnaient tout ce qu’ il y avait de noble et de pur ? Je m arrête car je sens trop que l’avantage est de mon côté et qu’ il ne serait pas généreux d accabler un ennemi terrassé. »

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Albert Laponneraye, écrivain et penseur signant en 1834, l’introduction aux Mémoires  de Charlotte Robespierre , dont il est l’éditeur .

Cliqué sur texte brute si vous rencontrez des problèmes  de qualité d’impression lors de la lecture.

-Voir également à ce sujet , les Mémoires d’un agent Royaliste chapitre XV , un égaré dans la chambre introuvable, pages 492-494, Marquis de Maisonfort,  le temps retrouvé, mercure du France ( édition  de poche ) .2004. préface de Guillaume Bertier de Sauvigny .

 

Lors de la restauration vers 1814,  sur fond de revanche et de ce qui s’apparente à une volonté « d’épuration » des immigrés de retour en France, se consolident deux blocs politiques.Les Ultras et les Libéraux.

La haine des cercles Ultra est bien  rendu par ce passage d’Alphonse de  Lamartine tiré de son livre Histoire de la Restauration. Tome VI , chapitre XIX :

« Les passions de cour dans ce moment à Paris étaient implacables. La vie accordée au héros de la Bérésina semblait un larcin fait au droit des représailles. On s’ameutait dans les salons de l’aristocratie autour des ministres du roi, pour demander ce sang comme pour arracher une faveur personnelle .Des femmes du plus haut rang, jeunes, belles, riches, comblées de dons, de faveurs, de titres, de dignités, par la cour, oubliaient leurs familles, leurs plaisirs,leur mollesse, leurs amours, sortaient dès l’aurore, couraient tout le jour, intriguaient toute la nuit, pour enlever parmi les juges une voix à l’indulgence, pour en conquérir une au supplice, pour maudire et inculper d’avance ceux dont la lâcheté ou la perfidie disputerait cette condamnation a leur opinion. Nous avons vu nous même, avec étonnement et tristesse, les courses, les supplications, les mains jointes, les sourires de ces femmes mendier des concessions qu’elles imploraient pour la satisfaction de leurs haines. Nous en rougissons encore. Qui s étonnera des férocités brutales des multitudes quand le rang, la fortune, les cours ont de telles irréflexions d inhumanité, de tels vertiges de colère, de tels courants de sang aux jours de vengeance ? »

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Plusieurs tomes de l’histoire de la restauration  de Lamartine sont en accès libres sur Google book’s .

 

 Société secrètes

 

 

Chacun de ces blocs à comme faire de lance quelques groupes , que l’ont peut qualifier de nervis qui sont : Pour les Ultras : Les chevaliers de la foix et pour les Libéraux, les Chevaliers  de la liberté, ce dernier groupe  étant construit afin de contrer les actions du  précédent.

Certaines des composantes de ces blocs ont des individus , cadres ou non ,  membres de sociétés secrètes, ce qui n’a rien d’extravagant ni d’extraordinaire en ces temps de la restaurations, ou la liberté syndicale n’est pas autorisée et ou les réunions sont particulièrement contrôlées par une armée de mouchards , avec une presse  sous le contrôle de lois et de décrets liberticides .Ces conditions d’existences pousseront chacun de ces bloques à chercher un anonymat dans la maçonnerie et ses loges , ce fut le cas surtout pour les loges du rites Écossais et Égyptien . Ferdinand de Bertier , royaliste congrétioniste , entre en loge  afin d’en étudier son comportement , il en est de même pour philippo buanarroti  . Cette époque des années 1815-1824 est également celle de la carbonari ou chabonnerie . Il est bon de noter içi qu’il y à l’époque deux chabonneries, L’une élitiste , et royaliste, l’autre populiste et de tendance majoritairement républicaine, Ces deux charbonneries , à l’histoire ancienne pour la première , moyen âge et renaissance  et de création récente pour la seconde vont se croiser dans leur structure sommitale et se fondent, visiblement à l’insu de leurs base ,  en un but commun .. La destruction des Bourbons…..Nous sommes là dans les années 1820-1830. Le Moyen sera comme l’indique un des principaux fondateurs de ce mouvement  Philippo Buanarroti :

«Dans le secret réside une grande part de notre force. Aussi faut-il toujours nous couvrir par le nom d’une autre société. Les loges des francs-maçons sont le voile le plus commode pour dissimuler nos buts les plus élevés, parce que le monde est déjà habitué à n’attendre d’elles rien de grand et qui attire l’attention [ ... ]. Les grades [maçonniques] sont un moyen de conserver les vrais secrets dans les cercles qui dirigent l’action, les buts finaux de la société n’étant connus que de ses hauts dignitaires, et même seulement de son chef… » . Source :  les carbonari . Pierre Mariel,Culture, Art, Loisir,  page 156.

.L’action de cette charbonnerie sera durablement « trempée » à cette école.  tour a tour finançant l’oppresseur et soutenant l’oppressé ,sa stratégie est le conflit permanent  savament dosé et orchestré tant une structure en confusion est facilement investissable et  contrôlable  . Une telle attitude explique mieux le comportement difficilement expliquable de certains des membres de la structure principale de la chabonnerie ,  la grande vente, et la Fayette apparaît à ce titre comme l’exemple type , avec ses discours posés ,universalistes, mais apparaissant régulièrement à la périphérie des complots armées et montrant un soutient marqué à la  » carbonite »* du moins,  tant que les intérêts de sa personne ne sont pas directement concernés.

*-Terme anglo-saxon, pour définir un composant explosif et une certaine vision de la chabonnerie , celle dite insurrectionnelle..

La « carbonnite « comme armes et la déstabilisation et le chaos comme fers de lance , La charbonnerie visera essentiellement les élites royales impériales puis républicaines , infiltrera la presse et les principaux corps de l’état. Financée par des  industriels et des Banquiers  au 19eme siècles elle s’imposera en jouant le double jeu de la victime et du bourreaux,  de l’exploiteur sans scrupule  et de l’exploité révolté.Finançant les armes des uns et soignant les plaies des autres elle progressera décennies après décennie, stoppée uniquement par la réussite et l’épanouissement de quelques groupes et sociétés  résistants à leur provocations.

 

 Carbonnari  et  Franc-Maconnerrie.

La carbonnerie à la recherche d’un territoire ou se développer infiltre donc la franc maçonnerie ,A par des loges au rites écossais et aux ateliers libérés de l’autorité du grand Orient de France à une époque ou son grand maître était toujours un très proche du pouvoir , prince de sang , ou proche-parent du souverain sous l’empire .Ces ateliers se plaçaient sous l’autorité du suprême conseil de France dont le souverain grand commandeur fut sous la restauration le comte puis duc,Decazés, ancien ministre et favori de louis XVIII tombé en disgrâce sous Charles X.

A -Louis Bertier sera initié dans deux loges parisiennes, La société Olympique et La parfaite Estime, les carbonari ,P Mariel , 1971, pages 18-19

En marge de  ces structures au courants traditionnels et réguliers , une autre structure existait bienqu ‘excommunier par la première  et surveillé par la police. Elle était le lieu d’expansion des rites « égyptiens » Memphis et Misraïm.

Cette Franc-maçonnerie fut  étudier par Buanarotti  et Ferdinand, sans lien entre eux mais pour les mêmes raisons exposées ci-dessus.

Buonarotti insiste sur la nécessité d’une « couverture secrète et hiérarchisée» : « Tout l’édifice rituel [de la franc-maçonnerie] a pour fins de dérouter et de décourager les intrusions indiscrètes ou malveillantes. Au contraire, on peut attirer par la confiance dans un apparat mystérieux et protecteur. » Et ceci, qui est encore plus catégorique: «Ceux qui voudraient faire d’une société secrète une institution toute démocratique par le but et par les formes en excluraient nécessairement toute espèce de mystère, en appliquant à cette société, en guerre ouverte avec les pouvoirs civils, la pratique de la plus stricte égalité, et se prononceraient pour un grade unique et pour la participation égale et immédiate de tous à la confiance de l’association. Ils verraient dans cette unité le garant de la concorde et du zèle général.   Source : P Mariel, les cabonari.  page 156].

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Portrait par P.H Jenron , musée du Louvre

Philippe Buonarotti (Pise,1761-Paris, 1837),dont les travaux et actions aux côtes de Gracus Babeuf en font un  précurseur du communisme et de l’international communiste.Déiste comme Robespierre , il mourut  à Paris .Exilé en 1806, il fréquente sous le nom de Mr Raimon le salon de Mme de staël –fille de Necker–et  participe aux travaux de la loge des amis sincères , dénoncé après avoir été reconnu , il cesse de fréquenter cette loge et la police le décrit quelques temps plus tard comme étant ou ayant été un des dirigeants des Adelphe et philadelphe, c’est à dire la mouvance la plus extremiste du carbonnarisme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Buonarroti

 

 

Les Congrégations

Sources :

 les carbonari, pierre mariel, culture, art et loisirs, paris 1971, « Les Jésuites », que sais-je n°936, Puf , A Guillermou, 1999

Le comte Ferdinand de Bertier (1782-1864) et l’énigme de la congrégation; G de Bertier de Sauvigny, les presses continentales, 1948.

Sous le consulat en 1801, , un ancien Jésuite du nom de jean Baptiste Bourdier Delpuit, décida de reconstituer à Paris une Congrégation, à l’image de celle de 1556, créée par le Belge Jean Launis , qui réunissait dans une confrérie quelques élèves du collège ou il enseignait la grammaire. Son exemple fut reprit et des groupes de ce type se constituèrent au sein de collège et à l’extérieur regroupant ainsi des adultes, nobles, bourgeois, artisans, voir des prêtres .

 

Avec la restauration , l’importance des congrégations religieuses vas prendre une ampleur particulièrement forte au point selon une étude de Charles Sauvestre datant de 1867 de mettre en danger l’économie et la souveraineté de l’état .

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En dehors des confréries mariales ,au cadre paroissiale étroit , Les congrégations  sont surtout en cette période de restauration du pouvoir royal un instrument de conquête et d’action sociale*.

La congrégation créa à cette époque , la Société de Saint-Joseph , pour les ouvriers. La Société des Bons-Livres  pour les adolescents « pauvres mais honnêtes ».La société des bonnes études pour les « pieux enfants de nos chères maisons ».

Alors que le gouvernement de Louis XVIII à sa police , la congrégation à la sienne sous l’autorité du comte d’Artois , futur  Charles X ;  « tapie sous les combles du pavillon de Marsan ».

*-G de Bertier de Sauvigny , Ferdinand de Bertier et ……, page 36-37

 

En 1809,Napoléon 1er , afin de contrôler le développement des congrégations religieuses , mets en place par décret le système de l’autorisation . le point 3 de ce décret indique que : toute congrégation religieuse dont les statuts n’auront pas été approuvés sera dissoute.Mais l’administration semble avoir été parfois conciliante au point que certaines congrégations furent tolérés , le temps pour celles-ci de réunir suffisamment de fond pour correspondent à un des points du décret nécessaire à l’obtention de la reconnaissance ,à savoir , la possession des moyens suffisants d’existence.

 

En 1809, Ferdinand de Bertier de Sauvigny , qui vit alors au 15, rue saint Guillaume , intègre, par l’intermédiaire de Mathieu de Montmorency  les rangs de la Congrégation à Paris, fondée en février 1801 par le Père Delpuits, ancien jésuite.dissoute en 1809, reconstituée en 1814 par le père Ronsin . Il y est officiellement admit après une période probatoire débutée en 1807.Outre Mathieu-jean de Montmorency-Laval il y fréquente Alexis de Noailles.

La congrégation , dont les membres se fixent pour but de se consacrer à la vierge Marie et de s’entraîner mutuellement à la pratique de la piété et des oeuvres de charité chrétienne , recrute dans la jeunesse étudiante et bourgeoise du faubourg Saint Germain. le chiffre de 395 inscrits fin 1809 est indiqué par Geofroy Grandmaison dans son ouvrage La Congrégation, chiffre que tempère G de Bertier , page 37 de son ouvrage pour le situer à 300 environ .

Ferdinand de Bertier assiste aux assemblées du dimanche matin , se tenants au domicile du Père Delpuit, au 27, rue saint-guillaume ( sur l’emplacement duquel n° , se trouve actuellement l’IEP de Science Po).

La congrégation à des attaches en province avec d’autres congrégations, la plus part du temps , créées par des jésuites  . C’est le cas à Bordeaux, Toulouse, Langres, Grenoble, Rennes et Saint-Malo. Bordeaux ayant des dépendances dont la plus importante se situait à Montaubant .

 

D’autres congrégations étaient nées en provinces , ce fut le cas à Lyon et à Bordeaux . Ces congrégations n’étaient en aucune façon sous l’influence de la congrégation de Paris, il y avait simplement une communion de prières et de mérites* .

*-G de Bertier, citation page 39.

Bordeaux, avait été fondée vers 1801 par Joseph Chaminade,  et celle de lyon fondée en juillet 1802 par le père Roger, ancien jésuite.Le lien ci-dessous comporte quelques éléments biographiques sur le père Roger en page 38.

*-son frère Nicolas entrera dans la compagnie de jésus en 1818.

http://www.lapprovoc.com/telechargements/zind_articles_2.pdf

Le pére Roger , fut aidé dans sa mission par celui qui fut son principal auxiliaire , Claude Berthaut du Coin( 1780-1823) « qui était l’âme d’un petit groupe de jeune gens comprenant notamment Franchet d’Esperey( futur responsable de la police sous le ministère Villèle en 1822 et ascendant du maréchal de France du même nom ) , Saint Victore, Nolhac. A la restauration il entrerai dans la garde royale ou il y fondera une congrégation pour les militaires.

Pour G de Bertier de Sauvigny , cette congrégation dénote car elle est composée uniquement de 50 personnes et surtout, à un caractère Ultra-secret , ce qui n’est pas le cas des congrégations de Paris et Bordeaux comme l’affirme la police de l’époque qui dans un bulletin de police du 22 novembre 1809. **déclare :

« Leur secret est gardé avec bien plus d’exactitude que ne le fut jamais celui des francs-maçons. »

Et G de Bertier de Sauvigny de se demander si le père Roger ne c’est pas inspiré pour sa création , d’autres sociétés secrètes catholiques comme les Aa, les Amitiés ou Amicizie et la Société du Coeur de Jésus.Sur ces trois dernieres sociétés les avis sont partagés , clairement séditieuses pour guillaume bertier de Sauvigny. D’une constitution respectueuse de la logique chrétienne, saine et motivées par des intententions  qui le sont tout autant pour Alain Guillermou .

**-Arch. Nat. AFiv 1507, note de bas de page 39 de l’édition de 1948.

 

Les chevaliers de la foie.

Créer en 1810 par Ferdinand de Bertier . Elle est voulue par son fondateur comme un ordre chevaleresque de type médiéval avec une mission à la fois politique et religieuse.
Le retour du roi en France et au pouvoir mais également la restitution du pouvoir temporel au Pape , que napoléon avait supprimé.

A l’accession au pouvoir de Louis XVII , passé l’épisode de la première restauration et du retour manqué de napoléon , Ferdinand de Bertier , se résolut sur le constat que l’administration était encore fortement marquée par de nombreux  fonctionnaires de l’empire , à maintenir active  l’ordre des chevaliers de la foie. Il développa l’ordre ,organisa dans chaque département une «bannière » sorte d’antenne active et tissa un réseau de renseignement . Plusieurs membres de la congrégation firent parti des chevaliers de la foie. En  Janvier 1826,Les chevaliers de la foie, sont dissout par ferdinand de bertier, transformer par certains de ces membre comme outils d’accès aux pouvoir et et à de haute carrières administratives. Elle eu aussi à souffrir de la concurrence d’une autre société, Les Francs-Regénérés regroupant cette fois-ci « des francs-maçons dissidents ralliés à la monarchie sous la devise–Deo, Rege, Patria– » et qui accueillait des membres  inquiets des positions religieuses des chevaliers , notamment des protestants .   Source , les jesuites, A Guillermou que sais-je 936,pages 104-105. Puf, 1999.

l’œuvre de la Propagation de la foie .

Plusieurs aussi adhérèrent à l’œuvre de la Propagation de la foie créée en 1819 par Pauline Jaricot sur un système analogue à celui des carbonari, avec des membres regroupés en « dizaines » et en « centaine ». Chaque membre devant verser un sou par mois pour les missions en Chines. Le principal acteur de ce réseau de collecte était l’abbé Perreau, aumônier des chevaliers de la foi. En 1829  ,l’Oeuvre de la Propagation de la foie comptait 50 000 associés.Lorsqu’elle fut dénoncée publiquement, son nom fut confondue avec celle de la Congrégation,  fondée par le père Delpuit et repris par le P Ronsin.

 

Ce blog n’a pas pour intention une étude ou un essai sur les congrégations et sociétés secrètes de la restauration et leurs conséquence dans les décennies qui suivirent. Ces conséquences sont bien réelles et il est logique de retrouver des noms comme franchey despérey , dans cette saga au travers de la personne du maréchal Franchey d’Esperey  , personnage incontournable pour les années allants de 1890 à 1936.

 

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Les ventes.

La charbonnerie était constituée en ventes dites, ordinaires, et particulières ,  chapeautées par une vente centrale elle même chapeautée par une haute vente sous le contrôle d’une vente suprême organisée en gouvernement provisoire . Il y à une dynamique Internationale qui englobe , l’ensemble des ventes suprème au sein d’une structure appelée grand Firmament ou Alta-Vendita . Il y à des représentants par pays chargés d’Organiser et conduire les secteurs en question .

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Témoignage d’un des responsables  du carbonarisme, Jean Witt,  pour La suisse et l’Allemagne , paru en 1830.Voir la page 11 !

Concernant la notion de miroir et le sigle en forme de chaine voit la page de ce blog « 1932″ sur son chapitre « Beaucaron ». pour plus de compréhension.

 

La première haute vente Française, chapeautant l’ensemble des ventes  c’est-à-dire,  vente centrale , ventes particulières et vente ordinaire ( vente en formation) , était constitué en 1821 de :

Buchez, Bazard, Cariol, Nicolas Joubert, Dugied, Limperani. Tout les six se mirent d’accord pour créer une vente Suprême.

La vente Suprême était présidé par le général Lafayette, Dupont de l’Eure, Corcelle le père, Kœchlin, Manuel, Beausejout. Enfin à ces individus s’ajoutèrent trois avocats, un conseiller à la cour royale de Paris et un dernier Arnold Scheffer, P Mariel , Les Carbonari, page 77-78 .

Le Général Lafayette qui résidait alors au château de la Grange prés de Courpalay , en Seine et Marne (77)  , était il est bon de le rappeler ici membre de la société de Cincinatti tous comme le contre amiral Vence qui vivait aux château de Vaulichere à 3km de Tonnerre —ce dernier , rencontrait Isidore Roze. Regnault de Beaucaron , souvenir de famille tome II   .

 

 

 

La Fayette

1757-1834

 

 

 

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Le Château de La Grange Blèneau à Gauche et diverses vues de Courpalay , dont dépend administrativement le site de La Grange.

 

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La grange Bléneau au début du XIX siècle

 

A 21 km de Dammartin-sur-Tigeaux, 19 de Morcerf, 13 d’Hautfeuille et de la forêt de Malvoisinne , autant de noms qui fleurent bon l’ancien régime et la restauration .

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La famille La Fayette est une famille de vieille noblesse d’Auvergne , on trouve sa trace à la fin du XIII siècle . Cette famille comprend plusieurs branches ,

l’historien Michel Vergé-Franceschi, mentionne dans son ouvrage consacré au masque de fer , le masque de fer, Fayard 2009, plusieurs membres de cette famille

-La Fayette , Jean Motier (1583-1651)

-La Fayette François Motier(1616-1683), comte , puis Marquis de.

-La Fayette Jacques Motier (-1678-?), Chevalier de, commandant de la compagnie des gardes du duc de Beaufort  , beau-frère de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, voir ci-dessous.Capitaine de Pavillon du navire amiral du duc  « Le Monarque »  lors de l’expéditions de Candi (l’actuelle Chypres) , expéditions qui verra la mort du duc de Beaufort , épisode lié à l’affaire du masque de fer.Le duc de Beufort ,cousin germain de Louis XIV , fut membre de la cabale des importants et un des protagonistes de la Fronde. Ces principaux ennemies furent Louis XIV et Jean Batiste Colbert.Ces alliés furent la marquise du plessis-Bellière*. Il était proche de Nicolas Fouquet et des Gondi.Source Wikipedia. et M Vergé-Franceschi, Le masque de fer , Fayard 2010.

*-Arrêtée avec Nicolas Fouquet en 1661 sur ordre de Louis XIV et à l’instigation entre autre de J B Colbert , assigné à résidence à cette occasion son parcours  à inspirer Anne et Serge Golon pour leurs personnage romanesque d’Angelique source d’une célèbre série cinématographique des années 60, ou la vraie marquise de Plessie Belière s’approche  en fait du  négatif du personnage principal de cette saga .

-La Fayette Marie-Madeleine Pioche de La Vergne (1634-1693) dite madame de La Fayette, auteur de la princesse de Clève

-La Fayette  Marie-Louise (1615-1665) Motier de, Supérieure du couvent de Chaillot

La Fayette le général de  , fut sur la deuxième partie de sa vie un membre de la Carbonari française

Élut des « Indépendant » dans la Sarthe en 1817,  grâce au soutient du groupe interministériel  aux idées proches de la franc-maçonnerie du 18e siècle , composé  : De Benjamin Constant , Casimir Perrier, Dupont de L’Eure, et grâce au financement du Banquier Lafitte .

C’est suite à la l’assassinat du duc de Berry  le 13 février 1820, que l’assemblée examina  2 jour après,  la lois qui renouvelait les dispositions de la loi du 12 février 1817 sur la liberté individuelle ( loie liberticide ) . Proposition qui fut adoptée par 193 voix contre 93.

Pour Etienne Taillemite, biographe de Layette , dans la biographie qu’il consacre au marquis, c’est à cette époque que La Fayette, suite à plusieurs lois liberticides, et avec  ces amis du comité directeur du parti Libéral : Manuel, Dupont de L’Eure, d’Argenson, décida  de soutenir les actions insurrectionnelles visant le gouvernement en place et les Bourbons , se rendant compte qu’il ne leur serait pas possible d’accéder au pouvoir par la voie légale .

C’est par la société secrète l’Union,  la loge des amis de la Vérité et le groupe dit du Bazard Français, ou encore, de la rue de Cadet que des mouvements furent lancées. Un grand nombre échouât , mal préparés,  c’est-à-dire avec enthousiasme mais avec de faibles précautions; la plupart de ces affaires furent éventées, certains des membres de ces complots furent exécutés après avoir été trahis  ou par le  fait de leur propres inconséquence .

La Fayette qui avait accepter la tête de la haute vente des carbonari aux  cotés de Manuel,D’Argenson, Corcelles, Schonen, Koechlin, Baeth, Mauguin, Merilhou, le colonel Fabvier, fit de son  château de la Grange prés de Coupalay , un lieu de réunion .Outre la famille de La Fayette ,y  passèrent  , le protégé de La  Fayette,  Simon Bernard qui plus tard s’occupera des intérêts du Général aux états Unis, Ary Scheffer, le duc et la duchesse de Broglie,  à l’époque ou la duchesse perdit sa mère Mme de Staël (été 1817 ) .

La direction de la haute vente était divisée quant au programme d’actions , La Fayette souhaitait  s’en remettre à la souveraineté du peuple , Manuel à la constitution de 1791 . S’appuyant également sur les chevaliers de Liberté, de composante essentiellement bonapartiste,  comme fer de lance,  elle s’était fixé comme objectif de combat,  la congrégation , de composition ultra royaliste . Le nom de La Fayette revenait régulièrement dans les rapports de Police mais le Général ne fut pourtant jamais réellement inquiété .

A cela Etienne Taillemite,  dans sa biographie parue chez Fayard en 2004 ,  donne comme explication le fait que La Fayette avait comme avantage sur le roi , Louis XVIII, sa parfaite connaissance du rôle jouer par celui-ci alors comte de Provence  dans la conspiration du marquis de Favras en 1789.

Liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_de_Mahy_de_Favras

http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Bernard

La saga conspirationniste du général prit une tournure plus tragi-comique qu’autre chose, des membres furent en effet exécutées , mais aucune actions ne réussies véritablement, des liens tout au plus avait été noués . On est là loin, très loin des actions et mouvement initié par Buannaroti et Gracus Babeuf Pourtant ……….

 

Si les entreprises séditieuse des amis de la vérité et de l’Union échouèrent lamentablement , ce qui pesa réellement , est clairement à chercher du coté de l’autre Charbonnerie , élitiste, ultra- royaliste et proche du pouvoir; Avec la congrégation comme creuset idéologique et les chevaliers de la foie comme fer de lance .

 

Isidor Roze

 

 

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Cent a tonnerre ,1783-1883,Protat Freres 1939 par  Charles edmond Regnault de Beaucaron (1860-1944),

ouvrage dont le personnage central est Isidor Roze

photographie d’Isidore Roze en page 483 de l’ouvrage

Né le 16 messidor an IV (3 juillet 1796) Louis Sebastien Antoine Roze , est le fils aîné de Sebastien Nicolas Roze 1767-1814,  lui-même fils du chef de la maîtrise des Eaux et Forêt de Sens , une des plus importantes, peut être la plus importante des maîtrises du Royaume .. .Le père d’Isidore Roze est à  18 ans  l’adjoins de son père en cette maîtrise des Eaux et Forêt de Sens, du moins jusu’a la révolution , qui voit la suppression des maîtrises, Sebastien Roze sera  emprisonné à Auxerre sous la terreur en 1793 .L S A Roze était marié à Mlle feuillebois de L’Isle dont la famille est lié à la famille Berry . Sous la révolution la charge et maîtrise des Eaux et Forêt disparaît , S N Roze devient archiviste du département , et vit dans l’hôtel de l’intendance à Tonnerre face à la rue du marché Couvert et se lance dans un projet de journal local , sur le  Tonnerrois, Le Journal de L’Yonne.

Sebastien Nicolas Roze  y recevra entre autre son ami Fourier ,Baron d’Empire et secrétaire de l’institut d’Egypte  qui par amusement, lors d’une renions familiale ou il « le fait sauté sur les genoux » ,  sacre son fils,  « présent d’Isis », Isidore. Prénom dont il adoptera l’usage afin de se démarquer de ces cousins et autre membres de la familles Roze; Préférant cette dénomination à celle qui aurait du être la sienne selon l’usage « Roze de maison rouge » .

1815-1819

En 1815, isidore roze , quitte tonnerre pour parfaire ses études de droits et s’intalle à Paris ou il integre le 1er janvier le cabinet Bénard, avoué à la cour Royale .EN 1817 il est reçut au bacalauréat son diplome porte les signatures de Cuvier et de Royer Collard. Il est reçut le 10 juillet 1818 à l’examen de droit et son diplome porte les paraphes des mêmes Royer-collard et Cuvier. Il devient second du cabinet Bénard.

Comme beaucoups de jeune de son époque,  ferus de théatre et passionné par les artistes qui s’y produisent , Isidor par l’intermediaire de Barrey de Saint-Mards, auteur de vaudevilles et bras droit de l’avoué Bénard  rencontre Mlle Mars alors au théatre Français qui lui fait decouvrir les coulisses . Tres vite il devient un habitué du foyer du français ou il se lie avec Talma , Mlle Duchesnois , Les deux Baptistes , cadet et aîné, Cartigny, Mme Thénard.initié à l’art théatral qu’il pratique sous l’oeil amusé de ces nouvelles relations et frequentant en paralelle des salons de la haute magistrature,  il est améné à croiser régulièrement Talma chez le batonnier de l’ordre des Avocats Bonnet , originaire de l’Yonne , signataire de l’an XII de l’act consititutif de la comédie Française et qui fut le défenseur du général Moreau .

C’est,  dans ce que Charles Edmond Regnault de beaucaron , sont petit fils,  décrit comme un centre d’activite Royaliste, qu’isidore cotoie le procureur général Bellart, Berrey, de Sèze et y rencontre Eugene Scribe filleule de l’avocat Bonnet *. Isidore se liera d’amitié avec lui et aura l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises les années suivantes, lors de représentations privée dans les environs de Tonnerres . C’est dans ce millieu royaliste et de tendance libéral et orléaniste  , avec l’appui de son cousin Coquelin de Neuville , chevalier de la garde d’honneur et intendant ou gouverneur du Palais de Saint-Cloud , qu’Isidor Roze est  introduit à l’intendance du domaine de Saint Cloud .

*-Le batonnier Bonnet-Desgouttes était domicilié à Paris , au 14, rue du sentier, Eugene Scribe au 15 rue du sentier.

 

1819-1820

Isidore Roze était officieusement dans un premier temps en 1819 puis officiellement   le 22 janvier 1820, un des Intendants du château de Saint Cloud , domaine royal et une des résidences préférées de la famille royale .Cela sur nomination du comte de Pradel ,ministre d’état, premier Chambellan de Louis XVIII , directeur général et ayant portefeuille du ministre de la maison du Roi .Les fonctions de l’intendant correspondaient peu ou prou à ceux de Concierge avec responsabilité du maintien de l’ordre dans l’intérieur du palais Royal comprenant justice et police. Le poste occupé par Isidore Roze était une création spécifique pour sa personne .

Début novembre  1819, de service à la porte de Garches , vers 17h , Isidore Roze avec  le chef des gardes Seguin attendaient le retour de la chasse du Duc de Berry .

Celui-ci se présente, descend de cheval, attendu pour un dîner aux Tuileries  demande l’heure,  quant un individus se précipite vivement vers le duc de Berry , Seguin cris « pas si pres  » . I Roze saisie l’individu au collet et le rejette en arrière .l’individu en question est un employer aux selleries du domaine, du nom de Louvel .*-

*-cent ans À Tonnerre , page 34 à 36. Pourquoi Louvel ne fut ‘il pas surveillé et inquiété d’une manière suivie après cette tentative , comme cela semble l’évidence  ? peut être faut’il y voir là,  la volonté du duc de Berry lui-même , qui reprochera à Roze sa trop grande fermeté lors de la tentative de 1819 et enfin qui sur son lit de mort trois mois plus tard en 1820, après l’attentat réussi de ce même Louvel demandera grâce pour celui qui la frappé.

le texte qui suit , ne mentionne pas cette première tentative et semble indiquer que Louvel à agis seul , certes poussé par une propagande mais sans pour autant faire partit d’un complot  .( P Mariel dans son ouvrage sur les carbonari sous entend qu’il était carbonaro) . Le lien suivant relate l’ arrestation et le  procès de Louvel  .

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Un fait intéressant sur Louvel est son origine Auvergnate . Il est en effet née à Cussel ou sa famille résidait encore au moment des faits.Ce fait est intéressant , Isidore Roze , en effet, après l’assassinat du Duc de Berry retourne à Tonnerre et prend en charge la direction du  journal édité depuis 1819 et enfin se rends à Sens plaider des affaires que lui fournit son parent Regnault de Beaucaron.

Isidore ferra durant cette période , suivant l’assassinat du duc de Berry  , plusieurs voyages en Auvergne, à Riom et Volvic , il s’y rendra pour arbitrer des différents entre diverses  familles locales, ce qu’il fera avec succès , Proposition lui sera faite Alors de s’établir dans la région , mais  il ne donnera pas suite.

Il est étonnant qu’Isidor est ete sollicité et ai répondu à cette solicitation venue d’une région si éloignée de la sienne, comme le remarque son petit fils mémorialiste de la famille ,Charles Edmond  Regnault de Beaucaron dans son ouvrage dont Isidore Roze est le personnage central,  Cent Ans à Tonnerre 1783-1883, MACON, imprimerie Protat Frère.(MCMXXXIX) 1939 ;Chapitre XIV.

C’est sur sollicitation de la Comtesse Duprat de Riom (célèbre en chouannerie) à la fortune partant à vaux l’eau  qu’il se rend à Riom  ou elle est en procès et en fâcheuse posture .Pourquoi venir de la basse Auvergne en Basse Bourgogne venir chercher Roze ? Et pourquoi accepte-il cette lointaine mission? Pour son petit fils qui se pose cette question c’est parcqu’il est sur d’être accueillit par la Baronne des Aix,  belle-soeur de Louis Charles Antoine Desaix , héros de Marengo et dont le nom fut attaché à l’Yonne en 1813 par son frère Jean Louis Desaix, époux de la baronne, époque ou isidore comme plusieurs de ces cousins âgés de 17 ans, souhaitaient intégrer le bataillon du 2 régiments des gardes d’honneurs commandé par J L Desaix avant qu’il  ne devienne sous-aide aide-major des mousquetaires noirs de la garde du roi .Le procès dans lequel Roze est avocat  finit sur un acquittement,  il est alors reçut par la baronne Desaix  , qui lui confie ces doutes sur sa personne lors de sa venue l’ayant prit un instant pour un agent de la police .

Notes :

La  comtesse Duprat dont il est question ici est de vielle famille noble d’Auvergne dont ont compte parmi les membres :

-Antoine Duprat 1463-1535, précepteur du fils de la comtesse d’Angouleme, le futur François 1er; Il devint  chancelier en 1515.François 1er est incontournable de l’histoire de la charbonnerie en France

-le cardinal Guilliaume Duprat 1507-1560, connu pour avoir introduit les jésuites à Paris en abritant leurs collège dans une de ses propriétés , se sera le futur Lycée Louis le Grand .

 

[…Donc la venue de Roze à Riom a été annoncée d’avance par la baronne desAix, et selon l’habitude des petites villes « on se le redit ». Aussi son premier soin est-il de faire des visites à tout le haut du pavé: à la magistrature, au barreau, « aux grandes dignités ». et partout il est bien accueilli. Sa meilleure caution est la baronne Desaix, femme aimable,bienveillante, pouvant l’instruire des incidents ou caquets locaux utiles à connaître pour sa ligne de conduite. Il devient son commensal presque journalier et l’amuse en lui chantant du Béranger*. Chez elle, il connaît le général Daumesnil « à la jambe de bois », gouverneur de Vincennes, appelé comme témoin à décharge à la Cour d’Assises, dans les débats d’un complot amorcé contre le duc d’Angoulême par une quinzaine de soldats mécontents qui ont essayé d’entraîner des officiers supérieurs dont le colonel Combes.Le procès, terminé par l’acquittement, a singulièrement échauffé les esprits et Roze remarque une certaine réserve de la baronne Desaix à son égard. Étonné, il finit par lui en demander la cause: Votre question arrive à propos, lui répond-elle. Voici: votre qualité d’étranger à la localité, vos courses multiples, à Riom et aux environs,
motivées par la liquidation de la comtesse Duprat, s’emmanchant de si près à la conjuration,vous ont fait soupçonner, par certains, d’être un limier de la police. J’avoue en avoir été d’abord troublée, puis j’ai vite reconnu mon erreur. J’en ai honte aujourd’hui, je veux la réparer et faire éclater publiquement mon estime et mon amitié pour vous. Sortons ensemble en ville, et chacun, en me voyant à votre bras, dira: il a été calomnié.

*-Cette anecdocte reviens regulierement dans les recit tirés des notes d’isidore par son petit fils c edmont Regnault de Beaucaron. Beranger était un ami d’Ary Scheffer.

Elle y réussit presque trop bien, en ce sens que les langues de vipères, comme on en rencontre partout, tentent alors des insinuations sur son intimité avec Roze. Mais les consciences tranquilles sont au-dessus des médisances.
- Quelle absurdité, lui dit-elle, j’ai passé cinquante ans, j’ai deux fils dont l’aîné à six ans de plus que vous, et n’a-t-on pas aussi parlé de votre hôtesse ? Je n’en crois rien.- Vous avez raison.
Et tous deux, haussant les épaules, et continuant sans s’émouvoir leur droit chemin, les racontars s’arrêtent. Roze est invité à aller se retrouver avec les deux filles de la baronne à Veygoux, ancien berceau de la famille des Aix, rempli de ses souvenirs, de ses traditions, de ses légendes.]

Cent ans à Tonnerre….page 41-42

Pour quelle raison cette réflexion et cette préoccupation de Mme Desaix .
Isidore effecturat en Auvergne trois séjours de  six mois chacun entrecoupé de deux allées- venu à Tonnerre dont un en 1822.

Il effecturat également cette fois ci par les suites de nombreux voyage , en Angleterre , en Italie , Suède ,  Prusse et Russie .

 

 Ary Scheffer, les Orléans .

 

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Ary Scheffer en 1830, autoportrait.

 

Né a Dordrecht au Pays-Bas, en janvier 1795, Ary Scheffer, est le fils d’un couple d’artiste peintre , dont le père, louis-napoléon,  est peintre à la cours du roi de Hollande .Sa mère , Cornélia Lamme-Scheffer est miniaturiste .

Ary suit sa mère et s’installe à Paris,à la mort de son père  en 1809— atelier au 1, rue du regard en 1820,  puis au 5, rue de la rochefoucault en 1829—. Cornélia inscrit son fils âgé de 15 ans à l’atelier de Pierre Guérin . Là,  Ary côtoit Gericault , Delacroix et d’autres peintres aux source du romantisme en France .

Les premieres années sont particulierement difficiles , et les  expatriés en plaine disette ont parfois recours, 1814-1816,  au repart pour les necessiteux servit par les saints Simoniens.Un des frères de Cornélia  , dans une correspondance de cette epoque (1814-1815, les Russes et les alliés sont à Paris) ,  propose diverses solutions à sa soeur , dont celle qui consiste à ce qu’ary se mettent à peindre et une autre à ce que Arnold  surnommer Nollie, se fasse recruter par les services politiques Russes . Source Ary Scheffer, Leo Ewals, paris Musée, page 18, 1996. 

En 1822, Sur recommandation du peintre François Gérard , Arys devient le professeur de dessin des enfants du duc d’Orléans , fils de louis philippe (et petit fils de philippe egalité)  .

Cornelias scheffer et Ary, grace au commandes générées par de beaux succès d’ary aux salons de 1824 et 1828 sortent de cette  longue période de vaches maigres,  où les seuls amis importants de la famille étaient ceux  communs  au général Lafayette et les fideles de son ateliers, alors dans l’opposition liberal et conspirant pour porter au pouvoir le duc d’Orléans aux idées pros-républicaines .

1830.

La monarchie de Juillet place aux pouvoir plusieurs des amis et soutiens d’ary scheffer et de ces frères , Guizot, Casimir Perier, Le maréchal Gérard. C’est une époques faste pour la famille Scheffer.Les commandes affluent.

A cette époque Ary et sa mère louent un atelier au 7, rue Chaptal*, Rapidement, l’attelier de la rue Chaptal s’agrandi et Ary , son frère henry et sa mère y reçoivent des élèves, venus de plusieurs pays , atirés par la réputation du maître. La princesse Louise d’Orléans (1812-1850), est parmis les eleves privés, ainsi que le prince de Joinville(1818-1900), le duc d’Aumale (1822-1897) et le fils de Ferdinand-Philippe , le comte de Paris (1838-1894).

*-Qu’il loue à un certain  Wormser ou comte de Vormsere, commissionnaire aux marchandises , rue des blancs menteaux à Paris .Ce patronyme est  citè, outre l’article de D Morel de la gazette des beaux arts de 1988,page 316, également  en rapport avec la personne de Lafayette dans l’ouvrage « Lafayette ursurpateur du vaisseau « La Victoire » de B de Larquier Rochefort .Il l’est également pour l’année 1840 dans  l’ouvrage de L’émancipation à l’Antisémitisme: histoire de la communauté juive de Paris 1789-1880 ,François Lustman, honoré champion éditeur, 2006.  { Peut être s’agit’il du même individu ?}

*-Un des 2 ateliers de la rue Chaptal ,il y avait en fait un grand et un petit atelier, comprenait après 1850, une sorte de petite chapelle « contenant des oeuvres de la princesse Marie d’Orléans, qui mourrut d’une tubercolose , reine des belge . Cet ateliers était le lieux de soirées musicales. c’est en 1850, que le n°7 rue chaptal, devient le n°16.

 

Quartier de la nouvelle Athene
http://paris.9.evous.fr/La-Nouvelle-Athenes,980.html

En remontant la rue Chaptal on tombe par les rues Blanche, Ballu et Clichy sur une zone qui fut lotie et integrée avant le quartier Saint Georges de la rue Chaptal qui elle fut percée en 1825,  dans ce qui fut appelé La nouvelle Athene . C’est dans ce quartier que se situe la rue de la tour des dames ; rue marquée par plusieurs artistes qui vinrent s’y installer:

Au n° 1, Mlle Mars, actrice du théatre Français

Au n° 3, Mlle Duchesnois

n° 9, Talma , l’un des acteurs les plus celebres de son temps

N° 7, Horace Vernet et son Gendre Paul Delaroche

 

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http://www.hervedavid.fr/francais/montmartre/bulletins/1925%20-%20fasc%2084.htm

Ce quartier tres riche et vivant des personnages qui l’ont habité et parcourus fut un des lieux privilégié du romantisme  à Paris.

Ary Scheffer  un des peintres les plus célébré de son époque est le frère d’Arnolde Scheffer , vivant à Vaucresson sur la fin de sa vie. Ary Scheffer était un proche d’Horace Vernet et de sa famille , famille qui fréquentait le café de Foy , haut lieu de la réaction royaliste sous la révolution et lieu de rassemblement royaliste sous l’empire .

 

Horace Vernet et le peintre Ladurner

 

En 1828, Nicolas Roze , associé au sieur Truchy , se lance à Dannemoine , à 4 km de Tonnerre et à 1km  de Vaulichere , dans la champagnisation des vins de bourgogne .La production est de qualité et l’ollivote( vin de la région de Dannmoine) atteint très vite une réputation que s’efforce d’étendre par un réseaux commerciale la jeune société, son extension, vers la Russie et le nord de l’Europe est confier à son beau-frère reconnu pour son habilite commercial ,le sieur Meuville .Enfin Nicolas Roze lui même décide de voyager afin de consolider ce réseaux et y melle plus que certainement l’occasion de rencontres  pour un tout autres réseaux . C’est alors des voyages vers l’Italie, l’Angleterre, la suède, la Prusse.En 1831 Nicolas est en Russie à Saint Pétersbourg ou règne le choléra. Il y  est accueillit par le consul de France Hugue Valade  et est reçut à la cours du tsar Nicolas 1er. Là,  il à l’occasion de rencontrer les peintres officiels du tsar et de se faire faire le portrait par le peintre Riss. A cette occasion il lie connaissance avec Horace Vernet et y rencontre le tsar venu en casque et cuirasse avec l’impératrice à l’atelier du peintre Ladurner—élève d’Horace Vernet—au Palais de l’Hermitage . Nicolas, est alors reçut « partout » grâce aux ambassadeurs Mortemart* et Mortier . Il se lie d’amitié avec les secretaires , Layné et Clapeyron, du  libraire de la cour, l’historien Michaud ,et avec Charles Cournaud, professeur des enfants du tsar et marié à une demoiselle Labinski dont la mère avait par sa rare beauté conquis le cœur de l’empereur Alexandre.

L’action d’Isidor Roze et de son beau frère Meurville, permette au vins de Dannemoine et maison rouge de s’exporter en Russie, ou il sont goûtés et appreciés de la cours du tsar, ainsi qu’en Prusse et en Suède . Il en est de même en Angleterre .

*- duc de Mortemart, Ambassadeur de mars 1828 à août 1831, remplacé par Mortier. Cent ans à Tonnerre page 157.

 


 

ladurner.jpgPeinture de Ladurner                                     Nicolas 1er par Horace Vernet  nicolas1erparhvernet.jpg

 

 

 

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Horace Vernet , par Ary Scheffer

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Casimir_Louis_Victurnien_de_Rochechouart_de_Mortemart

http://fr.wikipedia.org/wiki/Emile Clapeyron

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-François_Michaud.

Lors de l’affaire  du soulevement polonais de  1831,qui finalement verra l’invasion de la pologne par la russie et la confiscation des domaines  des insurgés ( dont les parents d’Elisabeth probablement ) , Isidore Roze soutien ouvertement le point de vue du tsar Alexandre 1er  dans son journal .En 1833, Nicolas Roze de retour en France voyage sur les cotes de l’adriatique et visite ravennes et ces environs avec Mmes Horace Vernet et de la roche-Vernet , il s’agit ici de la mère et de sa fille , respectivement épouse et fille du peintre Horace Vernet , Mme Louise Delaroche Vernet(1814-1845) etait l’epouse du peintre Delaroche.Mme Vernet,qui renait salon à Rome  etait ex-dame d’honneure de la reine Hortense. L’ortographe du patronyme de sa fille est en page 33 du tome 2 des souvenirs de famille, voyages, Mme Paul de la Roche.

En 1831, La société de Dannemoine éclate , le sieur Truchy qui avait vendu en gardant un droit de culture son domaine de Dannemoine au conte de Balincourt –voir la page de ce blog « 1932″, continue seule sa partie.  Nicolas et son parent jacquillat des préaux s’associe de leurs côtès et montent une autre société , Isidore Rose s’installe vers 1837  au domaine de maison rouge au sortir de Tonnerre sur la route de saint Martin en bordure de l’armançon .Isidor roze ,quitant le chateau de Dannemoine  s’y installera a partir de 1837, après avoir fait effectuer des travaux de comblement et de terrassement sur cet emplacement d’ancienne carrière exploité par un citoyen Polonais du nom de Cheff.

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La rue Isidore Roze, pres de  Maison Rouge  dans l’Yonne.

 

Le domaine viticole aujourd’hui n’est  plus propriété de la famille Roze . Il semble que cela soit devenue effectif apres 1925, puisqu’a cette epoque Mme Thérèse Roze s’y partageait entre son appartement de la rue Monge et Maison rouge .Le phyloxera mit fin à la champagnisation à Dannemoine, la viticulture y reprends actuellement  avec succes puisque les vins du domaine ont été recompensés durants les dernières décennies.

contre amiral Vence,

petit fils de  l’amiral Charles Joseph Dumas Vence , franc-maçon et membre des cincinatti de Frances qui vécu à Vaulichere à 3 km de Tonnerre  .Né à Tonnerre, Charles Joseph Dumas-Vence fut également  contre amiral .  décédé à Paris il est inhumé dans la sépulture familiale à Tonnerre.

http://lesapn.forumactif.fr/t5414-vence-de-jean-contre-amiral-corsaire-tonnerre-89

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gaspard_de_Vence
http://lesapn.forumactif.fr/t551p90-89-yonne 
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Dans le tome II des souvenirs de familles, voyage agriculture,Plon 1912, page 300 Edmond Regnault de Beaucaron, relate une anecdote  de son grand père Isidore Roze sur le contre amiral Gaspar Vence alors retiré au château de Vaulichere à 3 km de tonnerre:

 » J’etais avec lui au café de Foy*, à Paris, et je regardais machinalement un anneau d’or qu’il portait au petit doigt; cet anneau perlé paraissait usé par le frottement .[............], Imaginez, mon cher, que , me trouvant dans ma jeunesse à Savannah( à peine étais-je aspirant ou enseigne), j’étais un soir dans une dans une des principales maisons de la ville, où je jouais au reversi avec trois dames. L’une d’elles, qui était déjà fort âgée, me dit: « M. de Vence, vous m’avez l’air d’un jeune homme téméraire,d’une espèce de diable qui vous ferez casser le cou pour arriver; veuillez accepter cette bague modeste; je puis vous assurer que tant que vous la porterez, vous serez préservé de tous les accidents, de toutes les blessures, de tous les malheurs enfin qu’entraîne le terrible état que vous avez choisi. » J’acceptai cet anneau, c’est lui que vous voyez à mon doigt. Je ne suis certainement pas superstitieux : eh bien ! je vous donne ma parole que, depuis que je porte cette bague, je me suis trouvé dans deux cent cinquante combats de mer, et vous savez ce qu’ils sont; j’ai eu plus de deux cents duels sérieux, parmi lesquels s’en trouve un où j’ai eu à combattre tous les officiers d’un régiment, qui ont cédé après que j’en eus mis trois sur le carreau, sans que j’aie reçu dans ces combats, dans ces duels, la moindre égratignure, Deux fois j’ai fait naufrage, corps et biens: dans le premier naufrage, jeté sur la côte d’Afrique avec quelques camarades, nous nous sommes trouvés nus dans un pays désert; pendant soixante jours nous avons suivi la côte, ne vivant que de crabes ou de coquilles; les nuits se passaient au milieu d’un feu dont nous nous entourions pour n’être pas dévorés par les bêtes féroces qui peuplent ces contrées; enfin, après soixante jours, je suis arrivé presque seul à Saint-Louis du Sénégal, mes compagnons ayant succombé à la fatigue et au climat; j’étais sain et sauf. Dans le second naufrage, accroché à une planche, après deux jours d’angoisses affreuses, j’ai été jeté près de Lisbonne, où j’ai trouvé des secours ; j’étais encore intact. Tout ceci, mon cher, peut vous paraître merveilleux, miraculeux; mais je vous dis la vérité tout entière. Je ne crois pas, certes. que ce soit cette bague qui m’ait sauvé; cependant, je vous le répète. je ne la donnerais pas pour un million. « 

*-Café qui fonctionnât de 1749 à 1854 situé rue de richelieu le long du palais royal . Ouvert avec l’autorisation du duc d’Orléans , futur Philippe égalité il fut fréquenté entre autre par la famille d’artiste peintre Vernet.En 1791, il s’y format des rassemblements de conspirateurs monarchique. Sous la restauration il fut le rendez vous des Ultras Royalistes. il devint après 1854 un restaurant .

Petit plus sur ce boulingueur de légende .
http://www.hiram.be/search/vence/


Pierre Mariele toujours dans son ouvrage Les Carbonari, explique que les sociétés sécrètes aux services des Ultra, alors aux pouvoirs étaient les Chevaliers de la Foies et la Congrégations.A ces sociétés ennemies des Carbonnari de « Gauche » aux service des Libéraux  c’est-à-dire de l’opposition, etaient constitué, les chevalier de la Libertés ,integré au sein du carbonnarisme et de la franc-Maçonnerie de rite Égyptien  , cette sociétés secrète aux membres particulièrement bien représenté dans l’armée et la cavalerie dont Saumure fit plusieurs tentatives de prises de pouvoirs qui firent toutes long feu, suite à des « malchances et des trahisons .Certains officiers furent rayés des cadres de l’armée , quelqu’uns exécutés .

 

Les quatre sergents de la Rochelle:

En 1821 , une vente est créé au sein du 45eme régiment de ligne,stationné alors à Paris dans le quartier Latin.Bon nombre de sous officiers et caporaux du 45e de ligne deviennent bon cousin *. Ce régiment avait du être rappeler à l’ordre après Waterloo, il était  en effet « spontanément » monté en ligne contre les Prussiens et cosaques.

Le ministre de la guerre , le duc de Feltre, avait du rappeler à ce régiment que Prussiens et Cosaques étaient nos alliés. La vente  ordinaire constituée ,elle délègue un certain Boris auprès de la vente Central « Washington ». La police via ces mouchards se doute de quelque chose et il est alors décidé que le 45 eme de ligne prenne ces quartiers à la Rochelle .Le départ du régiment fut l’occasion d’un repas ou les bons cousins militaires firent leurs adieu au bons cousins civils, et aux représentants de la vente centrale , dont l’assureur Rozè et le chirurgien Gaurau de l’hôpital Beaujon. *-P Mariel cite les noms de  9 s-off, 3 caporaux, 2 sergents.

A ce repas et banquet d’adieu qui se tint à l’angle des rue Clovis et Descarte assistât , représentant la vente central dont dépendait les bon cousins du 45e , Le maître d’école Henon, l’Assureur Rozé ( de la famille Roze ?)  , le Chirurgien Gaurau de l’hôpital Beaujon.

Isidore Roze  , le Duc de Berry et la Duchesse d’Angouleme .  Regnault de Beaucaron,la Duchesse de Vendome . 

Le 8 novembre  1910, à lieu en l’église Saint Honoré D’Eylau d’Eylau le mariage du Lieutenant de Fontaine avec Mlle  Regnault de Beaucaron par l’abbé Deschamps  chanoine
honoraire, official du diocèse de Paris .

La famille Bertier de Sauvigny , avait , établit precedement , par le mariage le 16 avril 1873 à Versailles du comte Emanuel de Bertier , fils du comte de Bertier et de Madame la Comtesse de Bertier née Princesse Galitzin , avec Mademoiselle Desfontaines des liens familliaux avec la famille de Fontaines.( le toponyme de Sauvigny n’apparait sur le faire pars qu’à deux reprises.)

Charles Edmond  Regnault de Beaucaron,membre du groupe royaliste des  oeillets blancs ,  auteur de plusieurs ouvrages historiques sur sa famille et petit fils d’isidore Roze. Était présent à cette cérémonie . Il relate dans Souvenirs Intimes *….,avoir croisés lors du lunch qui eut lieu en la demeure familiale , rue Boissière , le colonel de Bertier de Sauvigny , oncle du Marié , et qu’il lui montrât le portrait de son quatrisaïl Berry , qui etait le subdélégué de son aïeul Bertier de Sauvigny , intendant de la généralité de Paris , président du conseil du Roi ( louis XVI) , Massacré au début de la révolution ……Il s’agit là de Louis Bénigne François Berthier de Sauvigny, 1737-1789. Dont le fils Ferdinand de Bertier de Sauvigny, créra en 1810, avec son frère et son beau-frère la société secrète des Chevaliers de la Foies.

*Souvenir Intime du dix-Septième siècle à nos jour, mariage Alpha et Omega, Plon, Paris 1916.Chapitre XXVI, page 290.

Edmé Regnault de Beaucaron , toujours dans cet ouvrage cite les termes d’un télégramme  de la Duchesse de VENDOME ,adressé aux jeunes mariés, leurs communiquant ses « vives et affectueuses félicitations pour votre mariage. »
Comme ont peu le voir sur le lien suivant , le duc et la duchesse sont parents de la famille royale de Belgique.En 1908, Leopold II, fils de Louis d’Orléans était  roi de Belgique.

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Parmis les familles alliées des Bertier de Sauvigny , ont compte les familles / Galintzin, De Saint-Priest ( vielle famille  noble qui sous l’ancien régime donna des diplomates à la cours de Paul 1er, ainsi qu’un directeur de la compagnie des Indes), Crartoryski. Enfin à l’occasion du deces de la comtesse de Bertier de Sauvigny le 11 octobre 1890 ( debut de l’entente Franco-Russe)  le toponyme Sauvigny  réaparait pleinement et parmi les noms des familles alliée on trouve: -Le prince Borys de Galitzin , attaché militaire à l’ambassade de Russie .Le prince André Galitzin, officier de la marine impérial Russe. Le prince et la princesse Paul Galitzin Grande Maîtresse de la cours de la Grande Duchesse Elisabeth . Le Prince et la Princesse Léon Galitzin . Les Comte et Comtesse  Mouroumrzoff, Le comte Moszczenski, La famille Zakrzewski,La famille de Jaczewski, Les Comte et Comtesse Zlotnicki, madame Chestakowska.

1824-1828  Angleterre et Etats-Unis :

Dans CENT À TONNERRE, , Charles Edmont Regnault de Beaucaron , nous communique , par les notes de son grand père Isidore  Rose  la relation d’un voyage  en Angleterre effectué avec son  oncle  Guilliet de Tournus et sa fille eudoxie sur le vapeur « le Monarque », suite au décès de la première femme d’Isidore. C’est l’occasion pour Isidore qui travaille à son projet de journal de  se changer les Idées et de visiter les imprimeries de sir Clowes , avec les enfants duquel il effectue ce voyage a savoir William Clowes et Mary Clowes sa soeur. Roze conserva jusqu’à sa mort en 1847, les plus affectueuses relations avec Clowes et ses fils. Apres un voyage mouvementé ou il risque de perdre la vie . Il debarque à Margate apres 18h de traversée.

En 1828 , se promenant à Diepe il rencontre à l’imprévue le fameux guillet et sa sœur eudoxie et , acompagnés d’une jeune femme :

[Tout à coup leur voix frappe mon oreille; non! ce n’est point une erreur, un songe! ils m’appellent! je les vois! et déjà je suis dans leurs bras. Avec eux est une jeune femme qui paraît étrangère et qui cependant partage notre émotion. – Embrassez donc aussi ma soeur, dit la bonne Eudoxie.- Toi marié! Mon cher Guillet?Et sans attendre sa réponse, je fais acte de parenté avec la nouvelle cousine. – Par quel caprice de la fortune, m’écriai-je, ce même élément qui dut nous faire périr ensemble, et mit ensuite entre nous tant de distance nous voit-il réunis, après quatre ans, sur le même rivage, en présence de ce gouffre qui, sans doute, nous aurait engloutis, sans l’habileté de ce capitaine anglais, du bon Sertorius qui nous fit échouer si heureusement sur les dunes de Deal, et aborder ensuite à Ramsgate? Grâces lui soient rendues, mes amis!Ma reconnaissance égale la vôtre, ajoute Mme Guillet, avec son accent semi anglais; je lui dois mon mari, une charmante soeur et un bon cousin.

- Je te raconterai plus tard, reprend le jeune époux, par quelles circonstances, ramené de la Floride et du Canada, au sein des États-Unis,accueilli à New-York par un vénérable de l’Amérique, il m’a confié lebonheur de sa pupille que j’amène en France pour faire connaissance avec sa nouvelle famille. Mais la nuit approche, retournons à la ville, et si (ens’adressant à mes compagnes) ces dames ne craignent point les récits d’unaventurier et veulent se réunir à nous pour manger d’excellent poisson dont ce port abonde, je vous raconterai mon histoire le verre en main, et nous boirons à notre heureuse rencontre ».]

Cent à Tonnerre 1783-1883 , page 51, pour le recit du voyagen page 101-102 pour la rencontre imprevue.

 Vaucresson

Dans son  livre sur les carbonari  qui date déjà de plusieurs décennies, Pierre Marielle (1900-1980), indique que plusieurs membres de la haute vente et de la vente suprême partir en prospection pour la charbonnerie a travers la France se la partageant en secteur. Flouard l’oueste de la France, Dugied , la Bourgogne et la Franche-Comté , N Joubert l’Est , Scheffer, Marseille et la Provence .

 

portrait-de-charles-arnold-scheffer

Arnold Scheffer (1796-1853) : , sur le site du musée de la vie romantique.

http://www.linternaute.com/musee/image_musee/140/54826_1287719231/portrait-de-charles-arnold-scheffer.jpg

Née en Hollande , Frères du peintre Ary Scheffer qui en 1822 devient professeur de dessin des enfants de la famille d’Orléans, et dont l’atelier rue Chaptal , sera le lieu de rencontre des Libéraux. Cette maison accueillera également le dernier doge de Venise . Arnold  scheffer, secretaire de Lafayette  était journaliste au Globe, jounal « d’obédience » saint-Simoniène .En 1825, il écrit et publie chez Raymond éditeur   un ouvrage Histoire des États-Unis de l’Amérique Septentrionale. En 1830, il est aux côtés d’Armand Carrel (1800-1836) à la tête de la rédaction du National vers 1834, journal de l’opposition liberale.Il fut egalement redacteur à L’Indépendant et au Constitutionnel . Il vécu à Vaucresson sur le territoire connu sous le nom de La Marche en 1802 et 1833, ou il était de 1827 à 1851  propriétaire du domaine de la Marche* .

*-La marche,avec une portion  du Jardy  étaient déja en 1786,  en partie  sur la commune de Vaucresson . La Marche apres le deces d’A Scheffer  fut ensuite  vendue au marquis de Caze, puis en 1861 à M de Caze-de Salignac-Fénelon. Pour en 1892, devenir propriétée de Michel Bloch, négociant à Paris.

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Ouvrage comprenant quelques correspondances d’Arnold scheffer avec des journalistes

histoireetatunisscheffer.jpg

Ouvrage maitre d’Arnold scheffer sur les états-unis, ou il est beaucoups question de Lafayette.

Arnold Scheffer, s’éteignit , rue Chaptal dans l’un des ateliers de son frère, des suites d’une longue maladie .

Il fut chargé de la prospection des ventes du midi et de la provence puis parti prospecter en Alsace .Là , il reçut le soutient important de deux industriels :
-Kœchlin, membre de la vente Supreme ,
-Dollfus. Patronyme d’une grande famille d’industriels du textile de l’Est de la France et lié à l’histoire de Mulhouse au moment de son rattachement à la France en 1798. Un Dollfus fut un des derniers Bourgmestres de la ville. Cette famille est une famille alliée et parente des familles Mieg et Kœchlin.

Mieg :
-Pour rappel, Richard Mique, de son vrai nom Mieg, déjà croisé dans ce blog dans les écrits du comte de Fels ,  était architecte du roi Stanislas, duc de Lorraine , père de la reine de France  Marie Leszczyńska .Il succédât aux fonctions de premier architecte du Roi Louis XVI à Ange Jacques Gabrielle, architecte du pavillon du Butard  ainsi qu’en 1770 de l’hôtel de Coislin et ordonnanceur de la place louis XV , place de la concorde aujourd’hui. Il fut guillotiné avec son fils en 1793 . Il repose dans une des fosses communes du cimetière de Picpus, à quelques mètres de la sépulture du général Lafayette.
.Jean Dollfus. Il s’agit là d’un des quatre frères Dollfus, enfant de Daniel Dollfus et  Anne Marie Mieg :

-Daniel dit Dollfus-Ausset 1797-1870 , chimiste-Jean Dollfus 1800-1888, directeur de l’entreprise DMC
-Mathieu Dollfus 1799-1887, mondain et représentant les intérêts de la famille à Paris
-Emile Dollfus 1805-1855, président de DMC a partir de 1834.

DMC. Societé de tissage et de filage  Dollfus Mieg et Compagnie.

Jean Dollfus .En 1822, il épouse Anne-Catherine Boucart (1802-1883) fille de Jean-Rodolphe Boucart et d’Elisabeth Kœchlin. Ils eurent dix enfants , dont Charles Dolfus, avocat et homme de lettre fondateur de la Revue Germanique et Julie Dollfus qui épousa Frédéric Engel-Dollfus (industriel qui devint un des responsable de D M C pour le fils à coudre et un apôtre du socialisme pratique). Jean Dolfus,gagner à la cause du libre échange il se liât avec Richard Cobden et Michel Chevalier (directeur du journal Saint-Simonien Le Globe) .

A noter que Charles Dolfus, fut avec A Nefftzer l’un des redacteurs de la revue Germanique ou collaborairent entre autre Erneste Renan—gendre d’Ary Scheffer—,et E Laboulay, future créateur de l’Union Franco-Américaine à qui ont doit la création et l’installation de la statue de la liberté aux états-Unis .*

une association de ce nom existe toujours avec pour programe de faire de la france le 51 eme états américain. lien

revuegermanique.jpeg

Revue Germanique 1858.
Jacques Kœchlin : Jacques Koechlin (1776-1834 ), fils de Jean Koechlin. Il épouse sa cousine, Catherine K., fille de Josué (. Ils ont deux filles, Eugénie née en 1802 et Louise en 1804.

http://www.kœchlin.net/bk/bk44_01.htm#3 ( source très interressant par sa relation du contexte particulier du Mulhouse du début de la restauration)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57241388/f31.image.pagination.r=kœchlin.langFR.swf
( Généalogie Kœchlin à visualiser en flash).

Marguerite Jappy Steinheil avait un lien de parenté avec la famille Kœchlin, par sa jeune sœur  épouse Seyrigue.Voir sur ce point la page 235 de « My mémoirs », écrit avec l’aide du journaliste et cinéaste Belge Louis le chatreleux dit « Chalux » , proche du gouvernement Belge de l’époque . Le chapitre XVIII de l’édition française de 1912 étant inexistant , le texte est en anglais . Il existe plusieurs éditions anglaises de ce livre dont une de 2009 . Il y à donc un copyright sur cet ouvrage , j’en reprend ici un passage modeste du début du chapitre XVIII: M Charles Sauerwein and the rossignol affair, ce blog est affaire de communication personnel et non commercial.

Pour savoir qui est le patronyme de l’actuallité pour l’année 1908 qui se cache derrière cette énigmatique « Mlle. K. » se reporter à la page de ce blog »Synarchie » passage en fin de billet « Quelques repères Rue Anatole France ».De toute manière la réponse est dans les lignes qui précèdent .

http://www.stroux.org/patriz_f/stKo_f/Ko71_f.pdf, 

Page 1 position « 14h » et à droite de la postion Jeanne Japy , l’entrée correspondant au directeur du Matin Charles Sauerwein.pour plus de compréhension , Le journal le matin est un journal né au 19eme siècle qui disparut durant la seconde guerre mondiale  , plutôt à droite et même très à droite, son  propriétaire Maurice Bunau-Varilla, collaborateur plus que zélé se suicida à l’annonce de la victoire alliée dans les Ardennes. son fils Guy cadre du journal également fut condamné à la libération, au travaux forcés à perpétuité pour fait de collaboration .

Témoignage :

The next day M. de Labruyère came with a gentleman 1 had never seen before. « This is M. Charles Sauerwein, who is a relation of yours and who knows you very well …. « 

M. Sauerwein, whom 1 did not know at all, interrupted his colleague: « I have often met you in Society, Madame. 1 married Mlle. K., who is a cousin of yours, ». He spoke in a tone which very much displeased me.

1 told him he was mistaken: « Mlle. K. is not my cousin; she is only a close friend of my sister, Mme. Seyrig. »

« had I not been iIl recently, » said M. Sauerwein,  » I would have called on you sooner to tell you all I know about the so-called mystery of the Impasse Ronsin. » « L have seen many journalists, » 1 said,  » but I never saw you before. So you have left the Prince of Monaco, whose orderly officer you were, 1 have been told. You are now on the staff of the Matin …. Will you tell me in what way the Impasse Ronsin mystery interests you ? » M. Sauerwein told me that he had been « passionately interested in the Steinheil affair  » from the outset, that he had spoken to M. Bunau-Varilla about the mystery …. To my great surprise, M. de Labruyère said to me: « I prefer to leave you together. What M. Sauerwein has to tell you is no concern of mine. » 1 refused to let him go. « 1 beg you to remember, M. de bruyère that 1 have nothing to conceal. Whether M. Sauerwein has made some startling discovery or has merely an interesting fact to disclose, let him speak before you. »

Pourquoi, marguerite tient’elle en 1912 à garder secret ce patronyme ?, Afin d’éviter toute brouille avec sa propre famille Japy et les alliées industriels de celle-ci que sont les seyrig, Sauerwein, Stenheil, Keochlin et leurs familles alliées, les Mieg, Dolfus, Peugeot, c’est plus que probable .M de Labruyère était un ami de Marguerite Steinheil .

 

1840.

En 1840, Charloe Bartholdie , fait la conaissance d’Ary Scheffer. Veuve elle quite avec ces enfants Colmar et s’installe à Paris. Elle admire le talent du maitre et envoie ces enfants , Auguste et Jean-Charlesdans les ateliers des freres scheffer pour y etudiers peinture et sculpture , c’est probablement à cette occasion qu’Auguste entre en relation avec les cercle republicain pro-américain ou germera l’idée de la statut de la Liberté. D’apres des sources americaines comme le national géographic Magazine et française comme le musé Bartholdie de Colmar , ville natal d’Auguste Bartholdi.Le modele de la statue est celle de la mère d’Auguste, Anne Marie Augusta Charlotte Bartholdi  1801-1891 . Ary Scheffer fit le portrait d’Anne Marie Augusta.

 

annemarieaugusttatcharlottebartholdi.jpg

Anne Marie Augusta Charlotte Bartholdi, par Ary Scheffer, 1855

 

Marguerite japy Steinheil  1869-1954.

Témoignage de Marguerite Japy Steinheil sur Auguste Bartholdi :

Marguerite japy-Steinheil, tenait salon recevait bon nombre d’artistes , compositeurs, peintres, sculpteurs. elle frequentait egalements les salons de la haute société, ce qui l’amenait dans la quartier Cardinet , le 17e arrondissement entre Monceau et son parc et la porte Champeret , quartier de son ami le peintre Henner et des ateliers Eiffel et Bartholdi.

la famille Japy , comme vu plus hauts était alié aux familles Seyrig, Koechlin, Sauerwein et Peugeot, voir sur ce blog la page Synarchie, « quelques repères , rue Anatole France.. ». Koechlin fut un des celebre ingénieurs de la société Eiffel , à l’origine de la tour, et de la scruture de la statue de la Liberté , il fit , en association avec d’autre ingénieurs des villas pour de riches industriels dont Victor Vermorel, sénateur et industriel , un des propriétaire d’un exemplaire de la sculpture de jean Hugues , la Muse de la source, dont marguerite fut le modèle.

 

{

[ Je fis bientôt la connaissance de la plupart des grands peintres et sculpteurs de France. Je me souvins de mes visites à l’atelier de Bartholdi. Le sculpteur de la statue de la « Liberté éclairant le Monde », érigée sur l’île de Bedloe, dans la baie de New-York, était un vieil ami de mon mari. Il avait beaucoup d’intelligence et une originalité d’esprit remarquable, mais sa vanité était aussi colossale que… sa statue. Me montrant un jour la maquette de la Liberté, il me dit très simplement :

« Les Américains se figurent que c’est la Liberté qui éclaire le monde, mais, en réalité, c’est mon génie. »

Je n’ai jamais rencontré un être aussi naturellement et inconsciemment vaniteux, sauf peut-être un ………..]

Source, mes mémoires, edmond ramlot, editeur 52, avenue du maine, paris, 1912, page 27

*****

[  I soon became acquainted with the majority of well-known painters and sculptors in France. Among others, I often visited Bartholdi in his studio. The sculptor of the colossal statue of « Liberty illuminating the World, » on Bedloe’s island in New York Harbour, was an old friend of my husband. He was a man of keen intellect and had much originality of thought, but his conceit was as colossal as his famous statue. Showing me once the small model of » Liberty, » he said quietly :
« The Americans believe that it is Liberty that illumines the world, but, in reality, it is my genius. » I never met Il man quite as naturally and unconsciously conceited, exepting perhaps a certain Orientalist, who was as learned as he was celebrated………… ]

}

Source : My Mémoirs, madame Steinheil,Eveleigh Nash. page 33-34 London, 1912,

***************

Conclusion sur le Carbonarisme 

Dans son livre les carbonari, Pierre Mariel indique que les sanglantes journées de  juin 1848, et leurs répressions aveugles porterent un ultime coups au carbonarisme Français . Et d’en conclurent,  avec plus de certitude encore, qu’ après la commune de Paris et sa répression que le carbonarisme  initiatique, déiste étroitement structuré n’existait plus dans ces formes anciennes.
Mais Pierre Mariel dans la suite de son propos  indique de suite q’il n’en est pas moins vrai qu’une société sécrète ne disparait jamais,  sa mort n’est qu’apparente .

De ce chapitre, je ne retiens dans ce blog que ce qu’il m’est possible d’utiliser, d’utils au propos de celui-ci, qui est je le rappel afin que le dit propos ne soit pas caché par la sommes des informations trouvées :

-La compréhension du système auquel à participé E Pinajeff et ainsi identifier ceux qui l’ont manipulé et leur motif.Qu’Elisabeth est été consentante ou non , et elle le fut ce qui est évident.

Passage de Pierre Mariel dans l’edition de son ouvrage les carbonnari , loisirs, arts et culture,page 268,  1971.

 

« On peut donc suggérer (avec le minimum de risques d’erreur) que le carbonarisme initiatique, déiste, étroitement structuré, tel que l’avait conçu et dirigé Buonarotti, n’existe plus dans ses formes anciennes.

Il est non moins certain qu’une société secrète ne disparaît jamais. Sa mort n’est qu’apparente. Elle se réincarne quand les circonstances lui redeviennent propices. Elle revient à la surface de l’Histoire par évolution ou mutation brusque, et il serait impensable que le carbonarisme fut la seule exception connue à une règle dont on pourrait citer tant d’exemples.
[...........................]

Donc, on a tout lieu de croire que le carbonarisrne, après sa mort apparente, connaît, en notres temps douloureux, une résurrection réelle.

Etant précisé qu’il ne peut revenir parmi nous qu’après une adaptation aux normes contemporaines, la première de ces normes étant un épanouissement à l’échelle du Monde.« 

Ce blog et les personnages croisés , Elisabeth Pinajeff en premier lieu ; Marguerite Japy -Steinheil en second lieu , Isidor Roze ensuite, jan-Pavel Ezcurdia comme évidence ,  leurs actions , leurs  liens montrent sans détours que la charbonnerie à perdurer en France après 1848 , le personnage faisant lien entre Isidor Roze et les années contemporaines de Marguerite Japy-Steinheil est sans nul doute au vu des éléments croisés,   Le maréchal Frenchet d’Esperey et  la  branche des Orléans d’une famille royale établit proche de la France . La mouvance du carbonarisme survivant , est celle que je décris comme étant élitiste et  d’obédiance royaliste .

Elisabeth Pinajeff par son  ascendance , à sa venue en france est prise en charge et sous controle d’un petit groupe d’individus liés à d’anciennes familles de tradition royalistes. Jeter suite à la tourmante de la revolution dans la conspiration carbonariste.

 

 

Ferdinand de Bertier était royaliste, Isidor Roze et les siens étaient Royaliste, Ary Scheffer et ses frères , etaient  Républicain, Auguste Bartholdi etait républicain. Certain franc-maçon d’autre non , liberal en économie ou au contraire partisant comme philippo buanaroti d’un centralise et controle etatique.

tous ont ete utilisés , certains broyer dans un mouvement et une dynamique identique . Quel est cet autre element suffisament fort et pour qui la liberté n’est que pretexte pour entrainer sur une période se comptant parfois en siècle , dans un même tourbillons des êtres souvent  farouchement opposés et dans une haine absolu  ? C’est bien sur, vers Tonnerre et le Tonnerois, qu’il faut se tourner pour tenter de comprendre .

Pourquoi elisabeth Pinajeff ?

Quel est le  système auquel à participé E Pinajeff , qui sont ceux qui l’ont manipulé et leur motif ?

Le Système , est le carbonarisme et la Synarchie .

Qui ? un petit groupe d’individus, tournant autour de la place Malherbe, de la rue Ampère et de la porte Champeret , ainsi que de la rue de Madrid, territoire d’expansion de la cagoule et de la synarchie.Vaucresson est le lien avec la finance ,  la banque et l’industrie du luxe
Leur But ? la déstabilisation et l’infiltration de l’appareil d’Etat , par le sexe et la finance. Le carbonarisme est un fer de lance pour les individus qui servent ce but .La synarchie,est aujourd’hui, cette alliance entre la finance, la banque et le carbonnarisme, assise au travers de structures internationales, reconnues et officielles .

Elisabeth n’est qu’un outils comme le fut Marguerite Japy-Steinhel , 50 ans auparavant .

Mais pourquoi Elisabeth précisément ?, l’éxplications est dans son ascendance . Comtesse anonyme mais réelle et non d’opérette, issue d’une famille aux liens tissées avec l’aristocratie Française sous la restauration. Elle est pour ce groupe, élitiste et royaliste , l’outils issue de leur monde par lequel « travailler » cette république détestée.

En construction !

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